La mort: un renouveau ?
03 02 2008Est-ce possible qu’il y ait une vie après la mort ? Oui, tout est possible. Si l’on est capable de réformer la réforme, de moratoiriser le moratoire, de Charestiser Jean Charest, de Maroistiser Marois cette Pauline et de Dumontiser la girouette à Mario, de Sarkosyser Carla, de terroriser les terroristes, d’assimiler l’assimilable, d’accommoder l’incommodable, oui, tout est possible sur cette planète. Douze ans de prison pour un escroc de la finance, quelques mois pour un violeur, quelques secondes pour un assassin d’enfant saoul comme une botte, oui, tout est possible. No problemo ! Enfin, je prends un détour pour me faire comprendre à moi-même que depuis quelques mois, mon père est mourant. Mais voilà, il ne veut pas mourir. Il s’accroche à la vie, ou tout simplement à ce qui reste de vivant autour de lui. Lorsque je parle de cet événement à mes connaissances, la première chose qu’ils me demandent, est-ce qu’il est vieux ? Oui, mais qu’est-ce que ça veut dire être vieux ? Être incontinent, être gaga, Alzheimer, malade de maladie ? Si c’est cela être vieux, nous le sommes tous. Pour moi, avec le peu de connaissances que je possède sur la vie, la mort est un renouveau, c’est-à-dire une nouvelle façon d’aller vivre dans l’éternité. Probablement que ce n’est pas du tout cela, mais j’aime bien divaguer sur les vagues. Je crois aux anges, je crois dans l’univers, je crois au cosmos, je crois aussi que nous sommes composés des structures chimiques qui nous entourent… le système planétaire. Je suis, nous sommes une suite logique de cette composition de l’univers. Donc, il me semble pertinent qu’après la mort physique que nous retournions à cette architecture universelle. Bon, et bien, je ne crois pas que mon père ait compris tout à fait ce que je tentais de lui expliquer. Dommage, parce que c’est une belle idée. En lui demandant de se mettre en paix avec lui-même, je le sollicitait en quelque sorte de se connecter au cosmos et prendre son billet pour ce long voyage qui a pour point d’arrivée, l’éternité. Sont-ce mes croyances religieuses ou la conduite de mon cerveau qui guident mes instincts ? Allez donc savoir ! Toutes ces tourmentes face à mon père, ce que j’aurais dû faire et tout ce que je n’ai pas fait, tout ce que j’aurais pu lui dire et que je me suis tu, l’amour que j’aurais dû lui porter et que j’ai gardé, fait de moi un fils complètement absent et ingrat. Vous vous imaginez, moi, un fils ingrat ! Ai-je eu le moindre respect pour mon père ? Je ne crois pas ! Pourquoi ? À cause de Georges Bush, de Pierre Élliot Trudeau, de René Lévesque, de Robert Bourassa, de Pierre Bourgault, de Johanne Létourneau, de Louise Bélisle, de ma première blonde Lorraine Archambault, de Paul Dupont Hébert, du Père Lindsay, de Paul Buissonneau, de Michel Lussier, de Louise Gagné, de madame Tupperware, de ma cousine, de mon chien, de ma chatte, de mon char et de mon compte en banque. Ai-je eu la moindre compassion pour mon père ? Je ne crois pas ! Pourquoi ? À cause de ma mère, de la sœur que je n’ai pas connue, de mes tantes et oncles, de ma grand-mère, de mes amis d’enfance, des religieux qui m’ont enseigné qu’il ne fallait pas toucher son sexe lorsque l’on se lavait, que Dieu est infiniment bon et infiniment puissant et que les femmes sont sources de péchés mortels. Qu’il faille mieux donner tout mon argent que j’amassais de peine et de misère en distribuant le journal La Presse à moins 30 degrés Celsius, en me gelant le cul et en ayant les orteils blanc comme de la cocaïne pure tout en attrapant une salle grippe. Et la totale, m’entendre dire que je faisais semblant d’être malade pour pratiquer l’école buissonnière. La mort est une délivrance pour ceux qui restent, un poids pour ceux qui s’en vont vers la lumière, vers ce fameux tunnel qui leur sera interdit, parce qu’ils ont fait chier tout l’monde durant leur triste passage sur cette planète. Donc, il faut renouveler le renouveau et enchâsser l’enchâssable. Vive la souveraineté des souverains et que Dieu leur vienne en aide. Continuez à tuer des phoques et fuck pour les phoques. JIPIZ 08
Publié par : JPZ à 21:24:55Permalien
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