Publié le vendredi 15 février 2008

Vivant sur terre !

15 02 2008

Il y a fort longtemps, je me demandais pourquoi nous étions vivants sur terre. Il y a peu de temps, j’ai trouvé pourquoi nous y sommes : pour souffrir et écoeurer les autres. Avouez que c’est recherché, que c’est hautement intellectuel. Vous ne trouvez pas ? La souffrance, c’est de se faire haïr par sa conjointe. L’écoeurement, c’est de continuer à aimer cela. Entretenir la haine, c’est en quelque sorte se flageller, c’est s’autodétruire à petit feu. Les relations humaines c’est un peu comme les serviettes sanitaires, il faut les changer ! Améliorer ses relations avec les autres, en découvrir de nouvelles, voilà une épreuve de grande envergure. Pourquoi je changerais mes nombreux comportements, tandis que les autres ne font rien pour en faire autant ? Tous les matins, l’Univers nous transmet différentes conjonctures pour faire plaisir à quelqu’un, ce qui te donne à toi terrien, un matin supplémentaire s’inscrivant dans ton carnet de longévité et une estampe dans ton passeport pour accéder à la mort. Tous ceux qui se lèvent à sept heures du matin font essentiellement les mêmes gestes, mais n’ont pas nécessairement les mêmes pensées. Certains se motivent pour détester leur collègue de travail, d’autres se préparent à donner un coup bas à quelqu’un qu’ils ne peuvent plus supporter. D’autres, par contre, vont vaquer à leur occupation avec la joie et l’espoir de rendre une personne heureuse, d’aider un plus démuni que soi. Vous me direz que tout cela est normal, que cela fait partie de l’équilibre du yin et du yang. C’est possible, oui c’est possible. Mais laissez-moi en douter ! Mais qu’avons-nous fait à cette planète pour que tout soit devenu irréversible ? Probablement une question de comportements. Oui, nous l’avons salie cette planète et nous la salissons encore, polluée, nous continuons à la souiller, exploitée à outrance, nous voulons la vider. Nous l’avons pris ou prise pour une poubelle en ne connaissant même pas la définition et la signification du mot poubelle. Nous sommes des écoeurants, des salauds et des salopes de la pire espèce. Mais non, mais non, nous ne sommes que la suite de l’évolution normale et humaine de cette espèce en voie de disparition. Nous ne pouvons et voulons arrêter le progrès. Ce qui est vraiment formidable, c’est que nous n’avons aucun contrôle sur la course et le voyage de la planète terre et nous n’avons heureusement aucun privilège sur les conditions météorologiques de notre atmosphère. Mais nous saccageons, nous brûlons, nous coupons, nous courons à perdre haleine après le possible et l’impossible, nous laissons mourir nos semblables parce que cela ne nous concerne pas. Nous exterminons tout ce qui est possible d’exterminer. Je parle ici de génocide ; les blancs veulent éliminer les noirs et les bruns veulent éliminer les beiges. Les beiges baisent les blancs et les noirs mangent les noirs qui veulent devenir bruns. Quel dilemme ! Pour paraphraser Daniel Lemire, nous devrions exiger la faillite de la planète et recommencer à zéro. Mais l’exiger de qui ? De toi, de moi, de nous, mais c’est impossible, nous sommes trop occupés à gérer notre nombril et le regarder se métamorphoser en boule de coton et s’apercevoir que la poussière qui encombre ce bout du cordon ombilical est de la poussière et que nous retournerons malheureusement en poussière, mais cette fois-ci, ce ne sera pas en poussière d’étoiles. Je crois que les animaux doivent nous trouver bien bêtes ! Chercher l’erreur ! JIPIZ 02/08