La langue de ma maîtresse !
20 01 2008Maîtriser sa la langue maternelle ! Voilà bien un exercice qui demande une volonté à toute épreuve, du courage et de la détermination pour l’entretenir tout en la conservant. Nous croyons tous autant que nous sommes, que parler une langue couramment, c’est la connaître. Il n’y a rien de plus faux comme énoncé. Je ne suis pas contre le fait de parler d’autres langages, au contraire. Je trouve cela enrichissant de connaître d’autres cultures pour s’épanouir dans la vie. Ce que je trouve aberrant, c’est que l’on puisse baragouiner une autre langue pour faire-valoir à je ne sais trop quel hurluberlu, que nous sommes bilingues, trilingues ou encore polyglottes. La langue française est une langue complexe et diversifiée, une langue qui possède beaucoup d’exceptions. Bon, il y a la langue parlée et la langue écrite qui sont deux choses complètement différentes. La plupart, ou sinon la majorité de mes contemporains ne savent pas parler leur langue et se force le cul pour en parler d’autres en se disant qu’ils vont devenir plus riches et plus « jet set » en faisant des affaires planétaires. Vous me direz qu’il a des gens qui parlent toute leur vie la même langue, et qui rendus au bout, ne la parle ou ne la connaisse mieux. Tu te cultives ou tu végètes. La langue la plus utilisée au Monde est le mandarin, alors pourquoi n’est-elle pas la langue d’affaires mondiales ? À cause de l’hégémonie britannique et américaine ? La langue française est un héritage collectif que nous devons protéger jalousement, car durant des siècles et des siècles d’autres personnes se sont battues pour en conserver l’essence et la pureté. Le Québec entouré d’une mer d’anglophones, en raison de sa position géographique nord-américaine, doit quotidiennement combattre pour garder jalousement cet héritage si durement amoché depuis l’arrivée des Français dans ce pays de froid et de moustiques. N’allez surtout pas croire que j’en ai contre les Anglos, pas du tout. Mais, vous allez être d’accord avec moi que dans un environnement francophone, il est fort incompréhensible que nous soyons obligés de se battre la gueule pour se faire servir dans un commerce installé sur notre territoire dans une langue qui n’est pas la nôtre ! Lorsque je suis dans mon environnement social de tous les jours, je ne suis pas en voyage avec ma caméra pour photographier les monuments et trinquer à la santé des socialistes et des révolutionnaires. L’anglais est une langue internationale, soit, mais personne ne nous a demandé notre avis à ce sujet. Lorsque je vais aux États-Unis, je ne fais pas chier les Amerloques avec mon « français », je m’adapte, je m’accommode, je me mouds à la situation. Pourquoi au Québec le scénario est différent ? Je ne suis pas mieux que les autres, au contraire. Moi aussi je découvre la langue française chaque jour, je tente de la maîtriser et de la perfectionner avec le plus de détermination possible, mais je dois vous avouer que ce n’est point chose facile. Mes céréales sont en anglais avec une mauvaise traduction, mon lait est bilingue, mon café n’est pas équitable, mon pain est fabriqué en Ontario et mes fruits sont mexicains. Si je dois perdre ma langue pour la mondialisation et bien, parlez-moi français d’abord et avant tout et sortez vos dictionnaires. JIPIZ 08
Publié par : JPZ à 22:12:41Permalien
Comments : Ajouter un commentaire
Catégories :


