Publié le samedi 20 septembre 2008

UN TUYAU FOR YOU!

20 09 2008

J’ai pris un congé de blogues, de carnets web, de cyber-carnets et tous les autres termes que vous aimez ou que vous haïssez car j’en avais bien besoin. J’ai arrêté de bloguer durant l’été pour prendre un recul de je ne sais trop quoi exactement, mais je n’ai pas écrit. (Ouf, se disent certains). J’ai regardé pousser mes tomates qui sont devenues noires à cause de ce que vous savez. Un été bizarre, des journées qui filaient à la vitesse de la lumière et très peu de fêtes et de plage. Un été plus que conservateur, un été sans été, comme un gouvernement sans gouvernement. J’ai été enchanté et comblé d’émotions comme les 200 000 internautes qui ont visionné au moment où j’écris ces lignes, la vidéo « Culture en péril », avec Rivard et compagnie. J’ai ri, j’ai ri jaune, j’ai arrêté de rire, j’ai réfléchi, j’ai succombé à l’imagination débordante des créateurs et j’ai compris ce que j’avais toujours cru comprendre, c’est-à-dire que les Canadiens Anglais et les Québécois « Canadiens-Français », sont, et je ne veux blesser personne en écrivant ces lignes, tout à fait et complètement différents dans leur vision du Canada, du Québec et de l’Amérique du Nord. Pourquoi le Canada ne se sépare pas du Québec, ce serait une affaire facile à faire. Ils auraient un beau gros président cowboy canadien pour les diriger et les contrôler, tandis que nous, nous aurions un beau gros président frisé, génial, non? Je crois comme Pierre Bourgault que les anglophones nous méprisent à un tel point, que je ne comprends pas pourquoi qu’ils n’ont jamais osé se séparer du Québec en nous laissant carrément avec nos problèmes de francophones peureux et de québécois mal à l’aise et frustré. NON, les Canadiens anglais tiennent à nous, parce qu’ils peuvent nous exploiter au fond la caisse, comme l’on fait leurs ancêtres, colonisateurs de peuple. C’est incrusté dans leurs gênes que voulez-vous. Nous humilier pour mieux nous contrôler. C’est typiquement anglophone comme concept. L’indépendance, c’est dépassé disent les médias… Et bien non, ce n’est pas l’indépendance qui est dépassée, c’est plutôt le colonialisme qu’il l’est. L’image que j’ai reçu de la vidéo de Rivard et compagnie m’a fait penser aux vieux jours où les Montréalais entraient chez Eaton et ne pouvant pas se faire servir en français dans leur propre ville, baragouinaient un « franglais » pour prouver qu’ils étaient de bons consommateurs et de bons Canadians. Actuellement pour exister en tant que « nation » nous sommes obligés de voter des lois, si on peut appeler ça des lois, pour protéger notre langue et notre culture. Faut le faire, non? Imaginez maintenant les Autochtones voulant récupérer leur territoire, voyez-vous le portrait numérique? J’ai nettement l’impression que le gouvernement fédéral actuel et les anglophones du Canada veulent tout simplement nous mettre au pas, nous assimiler subtilement et détruire notre nationalisme à petit feu pour que nous puissions la tête basse, entrer dans un moule nord-américain qui plaît à une majorité de Québécois-Américains et qui est exécré par les autres qui ne le sont pas. Somme toutes, les Québécois sont un cocktail « Molotov » qui a perdu sa mèche. Alouette! Pourtant, j’écoute et je regarde nos aînés qui se sont battus pour le Québec en qui j’éprouve un énorme respect pour ce qu’ils ont tenté de faire durant toute leur vie; nous donner une colonne vertébrale. En parlant de colonne vertébrale, en avons-nous une?





1 Commentaire :

Commentaire écrit le lundi 22 septembre 2008 à 10:48:44 (lien)
Serge PTCHÉLîNTZEFF - http://pagesperso-orange.fr/mes-realisations/
bonjour Jean Pierre,

quelle belle réflextion.
si le Grand Poête qu'était Félix Leclerc pouvait vous lire, il serait trés fier de vous.
hélas, en voyant & entandant ce qui se passe & ce dit dans sa Belle Province, il doit malheureusement " se retourner dans sa tombe " sur l'Ile d'Orléans.
heureusement, vous ne devez pas être le seul à penser comme vous le faite.
en tout cas, moi je pense que le Québec peut se débrouiller tout seul, il a les ressources & les femmes & hommes capablent d'en prendre grand soins.
je vous le dit en toute franchise. ce que je souhaite, avant de disparaitre,c'est de voir le Québec libre ( comme disait le grand Charles ).
je vais même aller plus loin.
j'aimerais que, dans les 10 ou 20 ans à venir, lorsque les gouvernements auront déffinitivement changés, le Pays Blanc ( comme j'aime à l'apeller ) se sépare du continent canadien et que, pourquoi pas, il fasse partie de la grande Europe.
mais je rêve peut être.

sur ce, cordialement vôtre. un ami lointain, Serge


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