Décorations et obessions !
22 02 2008Vous allez me trouver mauvais coucheur, accroché sur la même idée, doté d’une fixation inaltérable, d’un cerveau soudé à une structure chambranlante, juxtaposé à une perception obsédante et tous les autres quolibets qui sont susceptibles de se coller à une appréhension normale sur un sujet qui me rend quelquefois tout à fait gaga et imprévisiblement malin. Je veux ici parler des décorations, des événements commerciaux que nous subissons à chaque étape de l’année ou nous devons supporter et assister, nous pauvres malins, aux cauchemars de ces fêtes suspendus au fait et au bien-être des capitalistes du cash « j’en veux encore plus ». Noël, la Saint-Valentin, Pâques, la fête des Mères (quelle exploitation sordide ), la fête des Pères (complètement ignorée), la fête nationale des Québécois, la fête du Canada, l’Halloween, la fête des morts, et enfin Noël, ce qui je crois, fait le tour. Est-ce que j’oublie des événements ? Oh ! Mon Dieu quelle horreur ! Normalement, durant plusieurs mois et davantage surtout avant la fête en question, nos supermarchés, nos épiceries, nos dépanneurs, nos quincailliers, nos bouchers, nos stations-service, nos institutions bancaires, nos chaînes de télévision se forcent le talent créateur pour implanter dans nos cerveaux cet abîme visuel de cocos de Pâques, de lapins en chocolat, de cœurs en noisette, de saucisses de vampires et de sapins garnis de cannes de Noël super sucrées et indigestes. Au départ, certaines festivités me sont charmantes. D’autre part, lorsque l’on m’impose des semaines et des lustres à l’avance, le fait de ne pas oublier dans mon budget que je suis conditionné au succès financier des entreprises du sporadique, là, je deviens morose et inquiet. Pendant ce temps, les itinérants continuent à ramasser des canettes et des vidanges recyclables pour joindre les quatre bouts. Et pendant ce temps encore, j’économise mon argent pour ne pas passer pour un con si j’oublie le cadeau qui doit se pointer envers ma conjointe lors de la Saint-Valentin. Quoi ! Tu n’as pas fait de cadeau de la Saint-Valentin à ta conjointe ? Mon Dieu que tu es fesse-mathieu ! Il y a des personnes qui détestent le temps des fêtes et je les comprends tout à fait. Il y en a d’autres qui ne supportent pas cette persistance de toujours avoir la main au portefeuille pour faire plaisir à la consommation, à son partenaire ou encore à ses enfants. Les cartes de crédit sont pleines, ne vous posez point de questions à cet égard. Le système est conçu pour faire virer l’économie. Dois-je lire économie ? On devrait nous foutre la paix avec toutes ces décorations de mauvais goût. En plus de nous imposer cette vision dégradante des employés se déguisant comme de mauvais bouffon et qui ne passerait même pas les pré auditions du Cirque du Soleil, de plus, on nous impose ce délirant spectacle. Dites-moi, prenons-nous les consommateurs pour des cons ou quoi ? Propriétaires d’épiceries et de supermarchés, allez-vous faire foutre avec vos décorations à la con. De plus, lorsque vous demandez à votre personnel de se déguiser en lapins, en monstres ou en citrouilles pour l’augmentation de vos profits, vous devriez au moins avoir la décence de les payer en heures supplémentaires pour avoir eu le plaisir et le privilège de se faire ridiculiser par des lapins qui vont se faire bouffer les oreilles par des petits mongols qui ne se brossent pas les dents et qui souffriront un jour ou l’autre d’un diabète aigu.
Publié par : JPZ à 21:39:20Permalien
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