Publié le dimanche 2 décembre 2007

Monsieur Zigzag ou une fable de la rue Fabre!

02 12 2007

Monsieur Zigzag dans sa voiture sur le métropolitain* Conduisant imprudemment par ce janvier petit matin* En étant de mauvais poil et de bien mauvaise humeur* Puisqu’une neige glacée tapissait la route, quelle horreur !* Monsieur Zigzag était on ne peut plus en retard et pour cause* Tamponnage de voitures en accordéon les unes dans les autres* Dans un chapelet de voiturettes crispées dans le froid boucanaient* Une congestion monstre fut créée, oh ! quel débile portrait* Monsieur Zigzag d’un coup de poignet prit une décision* De la voie de gauche, il voulait convertir cette horrible vision* Dans un positionnement civilisé en se prenant pour une police* Tassant les plus endormis et jouant le rôle de monsieur justice* Tout en zigzaguant et coupant les voitures sans avertissements* Tel un imbécile matinal créa, sans scrupule un autre incident* Un autobus scolaire dérapa et échoua en bas du tablier* En écrasant sur son passage un véhicule bondé d’handicapés* On ne voyait que des cellulaires les quat’fers en l’air* Donner revendications et de journalistiques commentaires* Pour ainsi tuer le temps et dégobiller de pauvres opinions* Sur une mini catastrophe dans un ridicule bouchon de circulation* Jipiz




Conduire comme un pied!

02 12 2007

Depuis combien de temps, le pied se conduit-il comme un pied ? Est-ce que c’est depuis qu’on le mesure ? Est-ce que c’est depuis qu’on le chausse ? Est-ce que c’est depuis qu’il est bête ? Est-ce que c’est depuis qu’il a trouvé chaussure à son pied ? Ou bien, c’est depuis qu’il a été mis à pied ! Se mettre les pieds dans les plats ! Ce matin, je me suis levé du pied gauche. Je fus très surpris, car normalement, je me lève toujours du pied droit. Lorsque cela se produit, le pied droit n’hésite pas à remettre le gauche à sa place. En m’habillant de la tête aux pieds, je remarquai que j’étais en pieds de bas. Je me dirigeai vers la cuisine tout en m’enfargeant comme d’habitude sur le pied du lit, en tentant, vieille habitude, de sauter à pieds joints dans mes souliers. En arrivant dans la cuisine pour préparer mon café, tout en marchant sur la pointe des pieds pour ne pas réveiller les pieds qui dormaient dans la maisonnée, une idée me vint à l’esprit ; pourquoi ne partirai-je pas en croisière, moi, qui a le pied marin ? Le téléphone se mit à résonner. Je répondis alerte comme un pied, c’était mon patron. Ils ont mis quelqu’un à pied, il faut que je le remplace immédiatement au pied levé ! Je n’avais même pas fait ma toilette matinale, que déjà, mon patron était sur un pied de guerre. Moi, qui ai toujours l’habitude de me mettre les pieds dans les plats, j’ai dit oui à mon patron sans au préalable avertir mon délégué syndical qui n’est pas du genre à se laisser marcher sur les pieds. J’avais beau tourner et retourner ma décision sur tous les angles, je ne savais pas en ce matin d’hiver sur quel pied danser. J’embarquai dans ma voiture, moi qui conduis comme un pied et surtout n’ayant pas le pied pesant, je du me rendre au bureau assez rapidement, moi qui d’habitude fais le trajet à pied, puisque j’habite à quinze minutes du bureau. En prenant le grand boulevard, je manquai de heurter un va-nu-pieds. Que faisait à cet endroit ce clochard puisque c’était un endroit fréquenté seulement par des gens de pieds. En faisant un appel du pied, j’ai pu éviter un accident mortel, tout en me faisant faire un pied de nez par ce vagabond qui devait certainement puer des pieds. En entrant au bureau, vraiment plus tôt que prévu, je vis là mon ex-femme ! J’aurais voulu me voir à cent pieds sous terre, elle qui me quitta parce que nous n’étions jamais sur le même pied d’égalité, elle qui me quitta parce que j’avais fait des pieds et des mains pour la retenir dans notre foyer et pour me rendre compte que j’avais été vraiment une épine à son pied. Je me cachai quelques instants près de la petite cafétéria du bureau pour éviter une nouvelle rencontre et surtout pour établir une distance nécessaire d’une centaine de pieds entre nous. Je ne voulais pour aucune considération, qu’elle se place à nouveau sur un autre pied guerrier. En m’appuyant sur le marchepied du comptoir, une idée germa en moi ! Si j’allais voir mon patron en lui disant sans faire le pied de grue devant sa porte, que malheureusement, je ne pourrai remplacer mon confrère au pied levé puisque ma mère, oui, ma pauvre mère à presque un pied dans la tombe, atteinte d’une grave maladie, et qu’elle va sûrement quitter la planète les pieds devant. Connaissant la grande compassion de mon patron, lui, qui aime toujours mettre son pied-à-terre, me dit : « écoute jeune homme, nous voulons dans quelques jours mettre sur pied une nouvelle affaire et il ne faut absolument pas que nos compétiteurs nous coupent l’herbe sous le pied. Donc, tu devras, que dis-je, tu dois remplacer ton collègue de travail qui a trouvé en ma personne, chaussure à son pied. D'abord, ton collègue se traînait constamment les pieds, il travaillait comme un pied et de plus, il sentait des pieds. Mon cher ami, tu dois retomber sur tes pieds et mettre du cœur à l’ouvrage, car, si tu veux partir d’un bon pied avec moi et devenir un membre important de notre compagnie, tu devras m’obéir au pied et à la lettre ». Il m’avait semblé que cette journée avait débuté du bon pied, au début du moins. Je dis à mon patron : « vous me cassez les pieds ce matin patron, vous ne partez pas du bon pied avec moi. Je n’ai pas eu le temps de prendre mon petit-déjeuner que déjà, vous me marchez sur les pieds et croyez-moi patron, ce n’est pas moi qui me jetterai à vos pieds pour vous demander quelques pieds de céleri supplémentaire pour combler ma commande d’épicerie, puisque je suis persuadé que vous n’augmenterez jamais mon salaire pour ne pas perdre pied devant vos associés ». « Tout compte fait, patron, je retourne chez moi. Je vais sans votre permission enfiler mon pyjama à pieds, je vais vous faire un pied de nez tout en appelant mon chien au pied et nous regarderons lui et moi, bon pied bon œil, le film « Être bête comme ses pieds ! » « Et là, patron, ce sera le pied ! » « Bonne journée patron et bonne chance avec vos pieds. Lorsque comme vous, on a les pieds dans l’étrier et surtout les pieds nickelés, il vaut mieux patron ne pas se moucher du pied ». Tout compte fait, pourquoi les pieds ne se convertissent-ils pas en « maîtres ? » JIPIZ