Sommes-nous la somme de toutes les sommes?

21 05 2008

Ça fait longtemps que je ne me suis pas aiguisé les dents sur un sujet social, que dis-je, hautement humanitaire et, qui pour la plupart des gens que je côtoie ont en horreur de se branler intellectuellement sur ce qui se passe dans les pays étrangers et qui plus est, sous aucun prétexte ne veules se laisser attendrir sur le sort et les problèmes que subit en ce moment l’humanité. Ça ne les concerne tout simplement pas. Pourquoi? Probablement parce que ça ne se passe pas chez eux et qu’ils ont d’autres chats à fouetter et plusieurs problèmes à résoudre dans leur propre cour, dont le tri de leur vidange, de négocier avec des ados complètement en dehors de la réalité, de renouer avec leur conjoint pour toutes les causes perdues. Voilà une manière « cool » de voir les choses. Non? Lundi dernier, ma voiture m’a laissé choir pour un démarreur; quelle horreur et quel hold-up! Rare, chose très rarissime puisqu’en ce lundi, je n’ai pas de quoi me véhiculer et que je ne peux me rendre à mon travail car, il n’y a pas de transport en commun pour desservir ma situation de travailleur, j’achète donc le journal le Devoir et là, pour une fois, en dedans de tout mon être, j’ai filé un mauvais coton et me suis senti «cheap». Un cataclysme s’acharne et s’abat sur la Birmanie, un petit pays dirigé par une dictature purement débile et corrompue selon les experts. Ce ne sont pas ces mêmes dirigeants Birmans qui ont déménagé la capitale de ce pays par pure paranoïa ? Superstitieux. Xénophobe. Paranoïaque. Ces qualificatifs reviennent souvent pour décrire le général en chef de la junte birmane, Than Shwe. Le militaire de 75 ans dirige la Birmanie de façon brutale et autoritaire depuis plus de 15 ans. Je me suis senti mal, un pays contrôlé par un gouvernement quel qu’il soit refusant l’aide humanitaire, je dois vous avouer que ça m'a complètement renversé. (Petite nature va, tu as le même feeling que Madame George Bush!) De toute manière, dans quelques semaines, tout l’monde aura oublié ce drame humanitaire. Si ce n’est déjà fait? C’est déjà fait! Que ce soit le Tibet, la Birmanie, la Chine, l’Afrique ou Haïti aux prises avec des problèmes de respect des droits humains ou encore, d’autres pays sur cette planète frôlant la famine, le sida et le manque d’eau, je me sens « cheap ». Je n’ai aucune ressource pour intervenir, je n’ai aucun moyen de me faire entendre, donc, je suis un pauvre con qui regarde passer le train, et, soit dit en passant, je ne suis pas le seul. Je nous regarde au Québec, ça va bien tout de même en comparaison au reste du Monde. À part le fait que l’on se fait diriger par la mafia dans tous les sens du terme, ça va bien? Nous n’avons pas de dictature officielle, nous n’avons pas de généraux de l’armée voulant prendre le pouvoir pour établir un diktat. Nous n’avons pas ce genre de cataclysmes qui viennent chambarder nos vies de porteur d’eau. Nous n’avons pas ce problème de famine aigue qui sévit actuellement sur la planète. Ça va bien non? Nous avons nos pauvres, nous avons nos riches, nous avons nos mères mono parentales, nous avons nos putes, nous avons nos drogués, nos violeurs, nos tueurs et nous avons nos génies. Sweet isn’t ? Nous avons de plus, nos copains fédéralistes québécois et canadiens les plus merveilleux du monde occidental qui nous surveillent quotidiennement et qui nous manipulent en nous flattant dans le sens du poil pour nous assimiler à l’« English way of life ». Ça va bien non? So sweet isn’t ? Le Canadien de Montréal s’est fait sortir allègrement des séries éliminatoires de la coupe Stanley par les Flyers de Philadelphie, bon et puis. Toutes les petites personnes fanatiques ont rangé leur petit fanion à la con qui décorait leur voiture, et c’est déjà chose du passé. Tout compte fait, nous sommes un peuple assimilable, privilégié, gentil et dévoué à la cause capitaliste. C’est pas beau ça? So sweet isn’t ? Que les garderies soient à sept ou quinze dollars, le citoyen en général s’en câlisse profondément. Que Pauline Marois pisse dans sa culotte et dans le froc de l’opposition ou du parti au pouvoir, le monde s’en câlisse. Que Mario Dumont chute dans les sondages, les libéraux et les péquistes en sont ravis et les « Pepsi » aussi. Il y a un mouvement général de bien-être et en même temps une décadence sournoise qui nous guette tous. Le petit Québécois se fait fourrer à tour de bras par les fournisseurs qui leur donnent les services « dits » essentiels; le consommateur chiale, il rouspète, et puis on passe à autre chose. Mon voisin qui est mort la semaine dernière à l’âge de 90 ans et qui a vécu une vie de sainteté doit bien rigoler dans son crématoire à la con. Pendant quelques heures, ses proches ont été compatissants, ont souffert de sa disparition et puis mine de rien, ont mis sa maison en vente avant son enterrement et puis on passe à un autre appel. Si c’est ça la vie, elle bien triste. Ma cartomancienne m’a dit que j’avais un nuage gris au-dessus de la tête, c’est probable, mais au moins, il y a un nuage, pas un espace vide. J’aime ma conjointe, les gens sont surpris et étonnés. Je l’aime d’un amour profond, les gens n’y croient pas. Je fais de mon mieux tous les jours, et je n’en retire absolument rien de convaincant. Je recherche le bonheur, et là, je deviens automatiquement un fanatique. Je crois toujours que le Québec devrait pour sa survie et la survie de langue française dans le monde, devenir indépendant, mais je suis dépassé et vieux jeu. Que faire? Devenir bouddhiste, charlatan, politicien, joueur de foot et hockeyeur ou mieux encore fréquenter une « pitoune » avec de grosses boules (oui, je sais, c’est pas gentil) en me laissant envahir par la médiocrité et le synthétique tout en tombant dans l’exagération intellectuelle en m’adressant avec sarcasme à Desmarais-Sarkosy-Harper-Charest et tout ce ramassis de pleins… pour leur faire comprendre que la vie est une bien triste randonnée dans les dédales du pouvoir, que la pauvreté est la porte d'entrée du communautaire commun et que la reine d’Angleterre n’est pas ma souveraine. Essayez donc pour le plaisir de calculer la somme totale de ce que nous sommes? Si vous n’y arrivez pas, demandez à Power Corp de vous donner la réponse! JIPIZ 13-05-08




Le Père Noël

24 04 2008

Faut-il croire encore au Père Noël? Je suis content malgré ce que je croyais, les Canadiens de Montréal ont battu le Bruins de Boston. Durant ce périple, mon chef d’équipe qui était inquiet après le sixième match entre ces mêmes clubs était dans tous ces états. Il a triplé mes responsabilités; c’est-à-dire, qu’il m’a donné plus de travail pour je ne sais quelles véritables raisons. Enfin, je crois qu’il n’était pas dans son assiette et qu’il a manqué les ailes de poulet de la Cage aux sports puisque Montréal a vaincu les ours 5 à 0 comme tout le monde se rappelle. Enfin, après le septième match, sa bonne humeur est revenue et il a continué à tripler quand même mes responsabilités. Pour ce qui est de la violence survenue après la victoire de Montréal lors du septième match, je vous laisse penser ce que vous voulez. Il faut dire que la fébrilité existait déjà depuis quelques semaines et que les fanions flottaient à tous les vents. Les humains ont besoin de violence, ils ont nécessairement envie de tout casser pour se prouver qu’ils sont des animaux bien vivants. Êtes-vous violents? Moi, je suis volant! J’aime laisser mon esprit volé au-dessus de ma tête et penser que je suis un ange. Ce n’est pas toujours facile, dois-je avouer. Je tente chaque jour d’entrer en contact avec mon cœur, mon âme et mon subconscient. Oui, je sais, vous allez me dire que je fais dans l’ésotérique! Peut-être que oui, peut-être que non. Ce que je cherche, c’est d’abord d’être le plus possible présent et conciliant envers les personnes que je côtoie quotidiennement. Je dois vous avouer bien humblement que je n’y arrive pas toujours. Pourquoi? Probablement que je déteste la bêtise humaine, la connerie, le non-savoir-vivre et la stupidité débilitante de mes congénères. Bien sûr, tout ne peut-être parfait et j’en conviens. N’est-il pas possible par contre, de tenter chaque jour d’être meilleur pour que cette attitude réfléchisse et influence les autres? Comment se fait-il que nous venions en visite sur cette planète en fait, très peu de temps en comparaison aux roches et aux arbres et que nous foutions le bordel dans nos familles, dans nos relations, dans notre environnement et dans nos attitudes racistes envers d’autres racistes? Il y a des personnes qui sont fondamentalement bonnes de nature. Ces mêmes personnes nous influencent quotidiennement par leur attitude positive. Pouvons-nous être positifs quotidiennement? Je le crois, mais faut-il encore avoir des convictions profondes. Pour mon environnement, je fais tout en mon pouvoir pour tenter de protéger toutes les petites choses qui m’entourent. Mais, de l’autre côté, il fait douze degrés Celsius à l’extérieur et mes voisins laissent quand même virer leur camion ou leurs quatre pattes à plein régime. Les fossés sont encore en ce début de printemps pleins de vidanges de consommation. Je n’en reviens pas encore. Après tout ce que l’on entend sur le réchauffement et tout le bazar, mes concitoyens polluent encore et encore. Devrions-nous sortir nos mitraillettes? Non, non, pas de violence. Restons calmes, restons positifs, demeurons des silencieux maudits pour ne pas brusquer qui que soit. Ne dites rien. Surtout, taisez-vous. Il ne faut pas se mêler des affaires des autres. La conscience collective? Demandez à notre ancien premier ministre Jacques Parizeau ce qu’il en pense de la conscience collective? C’est la faute du Père Noël si nous sommes dans la merde aujourd’hui. C’est la faute à Jules César et aux impérialistes britanniques et américains si je cafouille sur une boîte de conserve et sur des bouteilles en plastique me donnant depuis quelques jours le cancer, d’autant plus que ces hégémoniques colonialistes sont les méchants planificateurs de ma rencontre fortuite avec la fée des étoiles déguisée en Albert Einstein, s'excusant de puer impunément le diesel. JIPIZ 24-04-08




Canadien de Montréal 4, Lama du Tibet 0

10 04 2008

Nous vivons en ce moment la fièvre, que dis-je, le cauchemar des éliminatoires de la Ligue nationale de hockey pour l’obtention de la coupe Stanley. J’aime le hockey, j’ai joué à ce sport, j’ai été blessé à vie par ce sport, mais, je me délecte encore de ce sport. Le coup de patin, le jeu d’équipe, les odeurs de vestiaires, les feintes, les acrobaties et les tactiques qui n’en finissaient plus, j’ai adoré. Pour ce qui est du sport télévisé ou encore d’aller voir un match à 300 $ la copie, je me retiens. Les chiens chauds sont trop dispendieux pour mon budget et je ne suis pas assez ratoureux avec mes contacts pour avoir le privilège de recevoir des billets gratos. Depuis presque un mois, certains fans (admirateurs) de hockey décorent leur voiture avec des fanions du logo du Canadien de Montréal. Nous avons l’impression de croiser des voitures diplomatiques en mission spéciale, ou encore de revoir en « flash back » les Témoins de Jéhovah qui se promenaient il y a quelques années avec d'immense drapeau blanc sur le pare-chocs de leur bagnole. Est-ce que la religion a changé à ce point ? Les gens veulent absolument s’identifier coûte que coûte à des gagnants puisque eux-mêmes sont peut-être et sûrement des perdants dans leur milieu et c’est leur façon de l’exprimer. En roulant hier matin pour me rendre à mon travail, j’imaginais les voitures arborant le fanion du Canadien de Montréal fonçant sur les voitures arborant elles aussi le fanion des Bruins. Des milliers de courses de voitures effrénées, des collisions sordides, des morts partout, une guerre civile pour une rondelle en caoutchouc. Le gouvernement libéral de Charest obligé d’intervenir et d’interdire les éliminatoires à Montréal, contraint aussi de rassurer la population en faisant revenir l’armée canadienne d’Afghanistan pour stopper cette fièvre qui congestionne l’œil, les journaux, les autoroutes et les rues de Montréal. Une nouvelle violence fait son apparition au Québec, les rouges contre les jaunes. Les Remparts de Québec, de la petite bière d’épinette ! Je me souviens qu’au début de l’automne dernier les spécialistes, les statisticiens, les journalistes, les chroniqueurs et les animateurs radiophoniques et télévisuels de notre sport national, ne donnaient pas cher de la peau du Canadien de Montréal. Levez-vous, identifiez-vous pour que l’on puisse vous mettre au chômage pour avoir fait de la peine à Guy Carbonneau. Maintenant que le club a terminé en tête de je ne sais quelle division ou association, ces mêmes exégètes sont devenus tout à coup dithyrambiques, des fans que dis-je, des gourous inconditionnels à l’égard de nos glorieux. Mais, il n’y a pas si longtemps, et nous n’avons qu’à nous remémorer l’échange du gardien de but Christobal Huet dans lequel ces mêmes animateurs et chroniqueurs criaient au scandale à qui voulait bien l’entendre. Les amateurs de hockey s’en donnaient à cœur joie ; dehors Carbonneau, aux vidanges Gainey et quoi d’autre; que Savard le roi cigare revienne pour diriger le club. Bref, les sceptiques et les savants ont été confondus ! Hier, à la sortie d’un resto, il y avait dans le stationnement une voiture, et dans cette voiture quelqu’un qui attendait quelqu’un. D’un élan, je m’avançai vers cette dame qui tenait à deux mains son volant et qui arborait elle aussi orgueilleusement un drapeau du CH sur le toit de sa bagnole et lui dit ; « vous savez Madame que le Canadien va se faire éliminer par les Bruins de Boston, vous savez ça» ? Et bien, croyez-le ou non, cette femme d’âge mûre, cigarette au bec, m’engueula tel un poisson pourri, blasphéma après moi en se servant de tous les jurons connus jusqu’à ce jour et de plus, m’invectiva avec de nouveaux jurons que je ne connaissais pas. Je n’en revenais pas. Ce qui prouve qu’il faut s’adresser actuellement aux partisans du Canadien de Montréal avec des gardes de sécurité si l’on déclame une opinion contraire à l’engouement créé par la venue des « Russkofs » dans un fief à l’époque défendue par de pauvres petits francophones mal payés et exploités. Vous direz que je déconne ! Oui, peut-être. Mais je n’ai pas vu beaucoup de fanions à l’effigie du Tibet circuler sur les routes et autoroutes du Québec. Mon Dieu, que nous sommes encore, hélas conservateurs et mauvais joueurs ! Est-il possible que les Bruins de Boston éliminent le Canadien de Montréal ? Tout est possible ! JIPIZ 04-08




Céline et la « groupie » Bombardier !

03 04 2008

J’ai bien aimé la chronique de Patrick Lagacé du 2 avril 2008 dans la Presse qui a pour titre « La groupie ». Oui, effectivement tout a été dit sur Céline «Charlemagne» Dion. Je l’aime Céline, elle est une travailleuse infatigable et une artiste de grande qualité incontournable. Que madame Bombardier veuille écrire un autre bouquin sur notre star de Lanaudière en tournée mondiale et bien, je crois qu’elle ne respecte pas l’environnement (allusion de Lagacé très pertinente) et surtout, elle ne pourra que plagier ce qui a déjà été dit. Denise Bombardier est une femme talentueuse qui possède toutes les qualités que les femmes québécoises cultivent sans cesse et sans relâche depuis une certaine époque du siècle passé et maintenant dans celui que nous vivons. Bombardier est une excellente écrivaine et tous les autres qualificatifs que l’on peut lui accorder ne sont que redondances. Lagacé, le journaliste, m’a surpris et j’ai aimé cette analyse de voyou intelligent qui va chercher un sujet sensible où la plupart de ses consoeurs et confrères de travail ne frôlent que très rarement. Oui, l’on peut écrire que telle ou telle personne de la chose publique dépense une fortune dans les restaurants montréalais, bon, ça, c’est du journalisme d’enquête. L’on peut écrire sur les chiens écrasés, sur les incendies, les meurtres, la politique, la science, le social, les itinérants, les maisons, la mode, la bouffe, le sexe et les nids de poule, ça, c’est du journalisme de propriétaires, les lecteurs sont satisfaits, ils sont renseignés ; les journalistes font leur travail et gagnent leur pitance. Le journalisme à mon avis, celui que je trouve le plus percutant, c’est celui qui trouve des sujets que le lecteur pense et macère à l’intérieur de lui-même pendant des lustres et qui malheureusement, à cause de son statut social, ne peut toujours exprimer dans les tribunes officielles. D’ailleurs, c’est le rôle du journal de nous renseigner et de nous faire vivre le miroir de nos erreurs. Nous n’avons pour résultat qu’à scruter la politique, le hockey, les scandales, la mafia et tous les autres thèmes qui chatouillent le lecteur ou encore qui suscitent ses intérêts. Ce je veux dire en fait, c’est le cas de la nouvelle série sur René Lévesque. Il y a déjà eu si vous vous en souvenez, une autre série télévisuelle produite sur notre petit poil national, les critiques furent plus ou moins mauvaises. Personne à part moi n’a aimé cette série pas plus que le rôle de René interprété par Denis Bouchard, pourtant, je n’en ai pas fait un plat puisque certains passages joués par le sénateur comique Lapointe cherchant ses «mégots» de cigarettes pour en rouler une à René, me semblait un peu tortueux et douteux. Pourquoi Véronique Cloutier ne réécrit pas Starmania un coup parti ? Se servir du succès des autres, c’est cheap à mon avis, c’est manquer d’imagination et c’est que je pense profondément. Bon, ceci étant dit, je ne possède aucunement la vérité, loin de là. Je crois que Lagacé de la Presse a frappé dans le mille. Ouais, vous me direz, c’est de la bitcherie mâle, c’est du défonçage de petit journaliste. Non, sérieusement, je n’ai pas vu cela, j’ai plus tôt senti une ouverture sur quelque chose de nouveau ; dire ce que l’on veut dire et de le décrire d’une manière non cavalière et surtout en utilisant ses tripes. Voilà ce que l’on veut lire lorsque l’on achète un arbre et que l’on se salit les mains le samedi matin avant de déjeuner. Céline Dion devrait refuser cette nouvelle biographie !




Les Roy détrônés !

29 03 2008

Dernièrement, en allant faire mes emplettes à l’épicerie, je rencontre par un pur hasard, mes amis F et GM. Guy que je n’avais pas revu depuis fort longtemps, me transmet de copieuses salutations et de nombreux compliments sur mes derniers écrits. Au fil de la discussion, Guy me demande, enfin, exige, non j’exagère un petit peu, d’écrire un billet sur les Roy et la LHJMQ (Ligue de hockey junior majeur du Québec). J’entre chez moi, ça ne me sourit pas. Je réfléchis, je m’empêtre dans mes idées. Je mijote un thème, je bous à l’intérieur. Je prends le temps de lire tout ce qui a été visiblement dit sur le sujet en me disant qu’après tout, étant un ancien joueur de hockey amateur du collégial, je peux sous toutes réserves émettre un point de vue du genre « lancer frapper » sur un sujet qui a tenu en haleine les Québécois durant la période Pascale, en oubliant durant ce moment de réflexion chrétienne que le printemps n’était pas encore ressuscité. La violence dans le sport et plus particulièrement dans le hockey est entretenue par l’argent, une violence maintenue par les investisseurs financiers qui contrôlent quelques talentueux jeunes joueurs en espérant retirer d’énormes ristournes pour de futures transactions avec la Ligue nationale de Hockey. Le hockey c’est une mafia déguisée en protecteur de pénis (Jack-strap ou Jacques la courroie ). Les femmes adorent le cash et les hommes virils, en contrepartie, les joueurs de hockey aiment se faire aduler par des femmes groupies qui se délectent des odeurs nauséabondes de vestiaires. Beaucoup de jeunes femmes voudraient être mariées à un joueur de hockey millionnaire, enfin, celles qui aiment se faire battre. ( Je blague !) « On n’en veut plus de ce genre de blague, c’est à cause de ce genre d’humour qu’il y a de la violence au hockey ! » Ah bon ! Ok ! Au centre de la patinoire, il y a un cercle et dans ce cercle, il y a une mentalité vicieuse qui confond les partenaires financiers, les habitudes de violence entretenues par les entraîneurs et les joueurs, tout en rapportant « mina de nada » de gros sous aux propriétaires d’équipe. Les fanatiques de hockey adorent le sang, les muscles, et les coups de poing dans la face. Qui n’a pas voulu planter son poing sur la gueule d’un ex-patron, d’un patron, d’un collègue harceleur ou de l’amant de sa femme. Je me souviens d’une anecdote qui a toujours eu sur moi une certaine fascination. Quelque part en Amérique, il y a quelques années de cela, un laboratoire quelconque fit un test avec deux bébés nouveaux nés. Les savants isolèrent ensemble les deux bambins pendant un an. Les enfants bébés étaient à tel point confiné que rien ne pouvait de l’extérieur les influencer sur quoi que soit ; pas de télévision, pas de jouets violents, et cetera. Durant cette expérience, les chercheurs découvrirent que les enfants utilisaient au fil de leur croissance leurs petites mains innocentes et sans souillures pour imiter avec leurs petits doigts des revolvers en tirant sur des objets imaginaires pour les détruire ou encore, faire mourir l’autre bébé ou le faire disparaître si vous voulez ! Est-ce que vous croyez que la violence est innée en nous ? La majorité d’entre nous est offusquée avec raison de la violence dans le sport. Bon voyons voir. Vous parents responsables, mettez au rancart tous les jeux vidéo violents qui sont utilisés dans vos maisons pendant un an et vous verrez que vos enfants se mettront à tricoter des foulards et des tuques pour les hivers rigoureux qui nous attendent dans les années futures. Nous sommes tous nés à quelques exceptions près lors d’une période où sur Terre, se déroulait quelque part un conflit armé qui dans la majorité des cas, le contrôle et le pouvoir d'arrêter quoi que ce soit nous échappait et nous échappe encore. Vous vous faites couper sur la route par un chauffard coiffé d’une casquette à l’envers et vous voulez le tuer ! Vous vous faites insulter dans une épicerie pour un détail et vous voulez tuer l’insulteur. J’étais tellement en maudit après lui que je l’aurais tuer. Nous sommes tous des tueurs qui s’ignorent. Nous n’aimons pas la violence, mais subtilement nous l’entretenons. Me trompé-je ? Les Roy à mon avis, avec tout le respect que j’ai pour le talent de Patrick Roy en tant que joueur de hockey et son fils Jonathan devraient être expulsés à vie de toute compétition sportive, pour en faire un cas exemplaire une bonne fois pour toutes. Je sais que mon argument n’a pas de sens. Mais non, on ne peut pas imposer et prendre ce genre de décision. Ceux qui détiennent le pouvoir monétaire et les propriétaires ratoureux du hockey vont se suicider; il faut emplir les gradins, il faut vendre de la bière, du pop-corn, des saucisses, tout compte fait mesdames et messieurs, c’est un spectacle. Maudit qu’il y a de mauvais comédiens et de mauvais spectacles. Je m’excuse, je voudrais m’excuser, je prends la tribune qui m’est offerte pour m’excuser d’avoir fait de la peine à la famille X,Y,Z. Je m’excuse mais je ne recommencerai plus ! Bla, bla, bla ! Quelle comédie ! Le gouvernement du Québec par l’entremise de la Ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport veut intervenir rapidement (capital politique oblige), pour légiférer sur les odeurs dans les vestiaires, le mariage de joueurs de hockey mineur et la violence faite aux petites amies des joueurs. Dans cette même lancée, une pension à vie pour les propriétaires de concession qui prendront une carte de membre du Parti libéral du Québec, une diminution de cinquante pour cent sur les impôts pour chaque entraîneur qui empêchera ou stoppera une bataille et finalement, la mise en candidature pour trouver un nouvel entraîneur des Remparts de Québec. De plus, chaque joueur devra porter un collier anti-jappement et toutes les équipes devront exécuter des dictées et devront les présenter à chaque semaine à la Ministre de l’Éducation du Québec. Personne ne me fera croire que le commissaire et madame la ministre avec l’argent des contribuables et ce, en formant des comités, des tables de concertation, des référendum(s) sur le sport amateur vont régler de manière définitive la violence au hockey. Cette violence fait partie intrinsèque du jeu et de la compétition du hockey sur glace et tout compte fait, cette rondelle de caoutchouc est importée de Chine. Alors là, si la rondelle provient de Chine, que la fête continue ! JIPIZ 03-08




Les envahisseurs, envahis !

21 03 2008

Ça sent la merde et lorsque ça sent la merde, nous sommes toujours près d’une guerre mondiale. En 1951, la Chine envahissait le Tibet. Bon, jusque-là, rien de vraiment surprenant puisque la majorité des peuples ont toujours au cours des siècles envahi l’autre majorité. Les Turcs ont envahi et occupé la Grèce pendant cent ans, et ce, pendant que les sages Grecs discutaient du sexe des anges. Mircrosoft nous envahit depuis au moins un minimum de dix ans. Dites-moi, y a-t-il une différence marquante entre la Chine, les Turcs et Microsoft ? Ils sont et ont été des colonisateurs chacun à leur manière, c’est seulement la méthode qui est différente. Par exemple; les Britanniques, les Français, les Américains, les Espagnols, les Portugais, les Romains, les Allemands, les Russes, les Juifs ont été à tour de rôle, les maîtres colonisateurs de cette planète. La colonisation est un processus d’expansion et de domination politique, culturelle et économique vicieux. Une question de pouvoir. L’hégémonie américaine, c’est un peu ça ! Non ? Pourquoi ne pas foutre la paix aux Tibétains? Ah oui ! Le Tibet a de nombreuses ressources naturelles notamment en minerais (réserves d'or considérables), de pétrole, de gaz, de bauxite, de cuivre, d'étain et de lithium. Bien sûr, les Chinois en ont un urgent besoin. Qui d’autres? Au XIIe siècle, le pouvoir mongol de la Chine envahit le Tibet, donc ce n’est pas d’aujourd’hui cette invasion. Dans la deuxième moitié du XIXe siècle et au début du XXe, une situation de concurrence se développe entre la Russie et la Grande-Bretagne, cette dernière cherchant à contrôler le Tibet depuis l’Inde, et la Russie cherchant à l’en empêcher pour maintenir son influence en Asie centrale. Historiquement, la colonisation se différencie d’une simple occupation politique d’un territoire, car elle revêt une dimension idéologique (on convainc ou l’on tente de convaincre les populations soumises qu’elles sont inférieures et que l’on va les aider à atteindre un « niveau » supérieur de civilisation) et/ou économique. Ça ressemble au Québec, non? Non, non, ce n’est pas la même chose, je mélange toujours « assujettir » et « conquérir », c’est mon grand défaut. Au moment où j’écris ces lignes, les Chinois en prennent pour leur rhume. Les Jeux olympiques qui sont une farce planétaire, les droits de l’homme qui sont baffoués à outrance, le Tibet du Dalai-lama, la disparition volontaire des enfants femelles, et le bon vieux capitalisme s’infiltrant dans un communisme, on ne peut plus chambranlant. Ils (les Chinois) me font penser à Jean Drapeau, (Dieu ait son âme) maire de Montréal, au temps des Jeux olympiques de 1976 à Montréal, où l’administration municipale sous sa férule, cachait et enfermait les itinérants pour que les visiteurs étrangers ne voient que beauté et réussite canadienne. Ça ne sent pas bon cette histoire du Tibet. Madame Nancy Pelodi, présidente de la Chambre des représentants des États-Unis d’Amérique, dénonce le gouvernement de Pékin d’être répressif face au peuple tibétain. Je me permets de vous dire Madame la présidente, que le gouvernement chinois a toujours été depuis des siècles ultra dominateur au Tibet. Mais de quoi je me mêle Madame? Américains, occupez-vous donc de vos affaires, vous ne trouvez pas que vous en avez assez dans votre casquette avec le Moyen-Orient et vos escrocs financiers qui fourrent le peuple américain. Ce sont les Nations Unies, Bill Gates,Vincent Lacroix, Guy Carbonneau ou Bob Gainey qui devraient s’occuper de cette situation explosive, car, la plupart des observateurs tendent à croire que le gouvernement chinois ne pliera pas devant les Tibétains, et ce, pour des raisons de contrôle sur son territoire et pour empêcher les groupes récidivistes chinois de croire que Pékin perd les pédales. Les Jeux olympiques doivent être annulés en Chine, il me semble que ça ferait « freaker d’aplomb » les Chinois une fois pour toutes. Nous pourrions d’un geste magnanime pour ne pas offusquer les athlètes du monde entier, tenir les Jeux olympiques à Montréal. Nous avons toutes les infrastructures disponibles et nous pourrions une fois de plus en profiter pour enfermer et cacher nos itinérants, nos gangs de rues, les mafiosi, les politiciens véreux, les nids de poules et les putes quant à y être! Ça serait bon pour l’égo des cols bleus ! JIPIZ 03-08




3 000 milliards de dollars « In God we trust »

19 03 2008

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, je regarde, j’écoute autour de moi et j’ai l’impression que tout va mal. Avez-vous le même sentiment que je ressens? Il a quelques mois, tout le monde haïssait notre premier ministre Jean John Charest et tout à coup, comme ça, tout le monde le porte aux nues. Le Canadien de Montréal (le club de hockey) se réveille par l’une de ces soirées d’hiver moroses et paf, les partisans hallucinent en installant des drapeaux sur le toit de leur voiture avec le logo du Club et crient au génie. Ça me fait penser aux témoins de Jéhovah qui se promenaient à l’époque avec un gros drapeau blanc sur le devant de leur voiture en scandant Jésus est vivant. Cette même équipe perd quelques matchs et pif, ils sont des pourris, ce sont des affreux et tous les quolibets attribués de part et d’autre par les fanatiques dans ce genre de compétition sportive. Le dollar canadien bat le dollar américain et c’est la cohue dans les aéroports. Le dollar canadien perd deux points et tout le monde reprend son souffle. Le gouvernement Bush a tout inventé pour déclarer la guerre en Irak et a dépensé à ce jour, 3 000 milliards de dollars « In God we trust », 3 trillions de beaux dollars pour mener une sale guerre idéologique et de vengeance pour le contrôle de l’or noir. On nous dit que ça coûte 100 millions à toutes les quatre heures pour faire la guerre au Moyen-Orient. Le gouvernement américain fournit-il la cocaïne aux soldats pour que cela donne un total semblable ? Pensez-y deux secondes ; 25 millions de l’heure, c’est presque le salaire de Jean Charest ? Ma question: À quel endroit le gouvernement américain puisse t-il son cash ? C’est absurde, complètement débile, ça n’a aucun sens. Ou bien c’est de la désinformation ou bien les Américains sont malades dans la tête. C’est à se demander sérieusement, si les Américains n’ont pas volontairement organisé l’événement du 11 septembre pour garder l’hégémonie américaine en vie. Jésus était-il marié à Marie-Madeleine, Harper couche-t-il avec W, Vincent Lacroix est il un génie ? Guy Carbonneau, travaille t-il vraiment pour l’organisation du Canadien de Montréal. Pauline Marois est-elle la vrai Pauline Marois, Mario Dumont est-il vraiment la girouette de Rivière-du-Loup, ou bien c’est le loup qui s’est travesti en rivière ? Sommes-nous devenus des otages de Facebook, de Microsoft et de la saucisse Hygrade ? On la fait-tu l’indépendance du Québec ou bien on se masturbe encore sur le sujet ? Est-ce qu’il va arrêter de neiger ou bien faut-il fermer le commutateur du réchauffement climatique ? Kyoto ou sushi ? Je vais prendre 2 Kyoto avec une mini tasse de Saké ! Les toits s’effondrent un peu partout à cause du poids de la neige, il n’y a pas que les toits qui s’effondrent, la société au grand complet est en train de craquer de partout. D’ailleurs, cette société, a-t-elle été vraiment équilibrée un jour ? Je ne m’en souviens pas ! Oui, il y a eu quand même de bons moments; le saccage de la Baie James, les partisans qui se sont unis et soulevés lors de l’événement Maurice Richard, le mariage de Céline Dion, les mesures de guerre de Trudeau-Bourassa en 1970, la mort de René Lévesque, l’effondrement du pont de Québec, deux fois je crois, la mort de John Lennon, l’emprisonnement de Guy Cloutier, la pendaison de Saddam Hussein, le deuxième mandat politique de G.W.Bush, le scandale des commandites au Canada, le référendum volé, le drame de la Polytechnique, la crise du verglas, la défaite ethnique de Jacques Parizeau, le hold-up de Claude Robinson par Cinar, les chroniques de Denise Bombardier, la mort ressuscité de Télévision Quatre saisons, le départ de Christobal Huet, gardien de but du Canadien de Montréal, la perte du club de baseball les Expos de Montréal, la vente des Nordiques de Québec, la catastrophe écologique de l’Exxon Valdez, le réchauffement de l’Antartique, la disparition des grenouilles, le clonage de futurs connards, les garderies à cinq dollars, les nids de poules de la Ville de Montréal, le syndicat des cols bleus de Montréal qui dort au gaz, le projet de péage pour entrer sur l’île de Montréal, et je pourrais continuer jusqu’à demain matin s’il le fallait. Ah oui ! Wal-Mart, les esclaves travaillant pour cette multinationale américaine. Je ne suis pas optimiste, vous me direz, mais je ne suis pas pessimiste du tout, ou allez vous chercher ça ! Je veux fêter dans l'allégresse les cinq ans de Georges W. JIPIZ 03-08




La haine, une odeur différente...

11 03 2008

Déjà le vingtième blogue, dans mon cas, c’est le vingtième super cybercarnet de l’espace intersidéral. Je ne croyais pas me rendre jusque-là! Quelques légers commentaires et quelques saugrenues opinions non officielles d’un non-journaliste attaché à aucun quotidien, hebdomadaire, mensuel, enfin, à aucun arbre existant sur cette planète. Toutes ces pensées, ces critiques, ces sentiments sur différents thèmes de cette société que je côtoie m’ont permis par l’écriture de ces feuillets, d’appréhender la puissance des mots et de la langue. Ce n’est pas une mince affaire d’écrire à tous les jours sur un point de vue différent, avec des idées, un sujet, un verbe et un complément. J’admire profondément les blogueuses et blogueurs de tout acabit qui s’évertuent passionnément jour après jour à la critique, tout en restant dans les limites du savoir-vivre. Évidemment, il y a les plagiaires, enfin, ceux qui utilisent les informations en les déformants et les réformant en donnant une douteuse opinion, tout en les calquant. D’autres blogueurs par contre développent des sujets tout à fait hallucinants. Il y a par exemple, les blogues du pseudo sexe, de la pseudo cuisine, d’un voyage de professeur divorcé à moitié qui a quitté le pays avec sa jeune maîtresse et qui vont découvrir main dans la culotte le Tibet. Tout compte fait, il faut bien le dire, je crois que chaque blogue est totalement différent puisqu’il provient de quelqu’un qui est unique en tant qu’individu et pourtant, les opinions diffèrent autant qu’il y a de chromosomes dans le corps humain. Il est difficile par exemple d’arriver à un consensus sur le thème de la haine. Pourquoi ? Probablement que la haine n’a pas la même odeur, la même signification pour tout le monde. Je me suis demandé et je me questionne encore sur le pourquoi d’écrire des blogues ou des cybercarnets sur des sujets qui n’intéressent qu’une minorité de personnes qui ont de temps en temps l’espoir de trouver un lien entre le concevable et l’irréalisable. J’aime cette idée de blogue, ce sentiment de nourrir un site de multiples sujets qui nous extirpent de notre quotidien maussade. Les sports, les femmes, le sexe, la politique, les toutous à vendre, comment vivre avec son connard de mari et ses affreux rejetons, revivre les joies de la poésie, comment faire cuir un poêle et le manger dans son hamburger, sauver la planète et donner un coup de pied à l’environnement, s’extasier devant les talents plus ou moins certains de quelconques chanteuses qui veulent devenir Céline Dion. Convenant que tout cela fait partie intégrale de notre vie journalière, puisque les médias sont tellement nombreux et qu’il faille coûte que coûte emplir les colonnes des journaux réalités, il serait fort intéressant, pendant minimum un mois, d’annuler, que dis-je, d’interdire toutes les ventes de média papier. L’objectif ? Pour changer, pour voir comment réagirait le bon peuple. Mais on ne peut faire cela ; l’économie voyons ! Avez-vous pensé aux jobs ? Avez-vous pensé aux familles ? Non, je ne m’étais pas arrêté à cela ! Qu’est-ce que vous choisiriez entre sauver des arbres ou sauver des familles ? Lors d’un incendie majeur, un chien que vous adorez ou un Rembrandt ? Watson, vous avez de ces questions ! Sauver le papier, c’est peut-être trébucher les deux pieds dans l’encrier ! Vive les idées sans papier ! JIPIZ 03/08




Petits payeurs... Gros péages !

06 03 2008

Voici mon opinion provisoire sur le péage routier au Québec. Je dis bien provisoire, puisque nous sommes provisoirement sur cette planète et que le bordel est poigné d’aplomb. Quelle farce ! Il y a des journées au Québec, oui, il y a des moments où les nouvelles sont tout à fait hilarantes. Cette fois, les savants bureaucrates, ingénieurs et pourfendeurs de la justice sociale et de l’équité sociale s’en donnent à cœur joie. La ville de Montréal dans son futur rapport déposera son plan de transport dans lequel elle va se faire jouir en créant des postes de péages aux entrées des ponts donnant accès sur l’île de Montréal. Une île, une ville ! Tu parles ! Ce que je me demande ; est-ce que les péages seront dans les deux sens ? Je repose la question ; est-ce que le braquage s’effectuera dans les deux sens ? Cette idée ne tient pas debout, ni sur quatre roues d’ailleurs ! Ce concept, c’est le retour en arrière d’un mauvais réalisateur de films pornos. Les consommateurs se font fourrés à tour de bras. (Expression québécoise qui veut dire se faire enculer !). L’électricité a augmenté de 16 % depuis un an. L’essence, je ne vous en parle pas. La bouffe dégueulasse que l’on achète dans les super marchés est de plus en plus inaccessible. Ça coûte minimum entre 60 et 80 dollars l’heure pour faire réparer sa voiture. Un avocat ; un cachet minimum de 200 dollars l’heure pour se faire dire des conneries. Un dentiste ! Un dentiste, ça n’a pas de prix, puisqu’ils ont tous des grosses maisons cossues et des femmes infidèles. Ma conjointe me coûte une fortune de papier de toilette. Les croustilles sont rendues presque deux dollars ; 175 % plus cher qu’un Chinois que j’achetais il n’y a pas tellement longtemps. Et tu veux me faire payer pour voir ta tuque à pompon, ton sac à dos rempli de merdes de chien et ton désarroi montréalais ? Ce que nous allons faire en région ? Nous allons installer des péages à la Mohawk… Les citadins devront payer un prix déraisonnable pour franchir nos campagnes qu’ils viennent polluer avec leur motoneige, leur moto marine, leur quatre roues motrices, leur « Hammer » suivi de bateau moteur à deux moteurs qui polluent nos lacs. Réveillez-vous, concepteurs de mes deux, stoppez la construction de centres d’achats américains et établissez des stationnements incitatifs avec des navettes commanditées par le Festival de Jazz de Montréal, c’est Alain Simard qui va être obligé de sortir son cash. Gilbert Rozon, lui, il rit déjà dans sa barbe imberbe. Inventez-vous, arrêtez de regarder Guy A. Lepage et faites virer votre pauvre imagination. Actuellement, nous avons de la difficulté à entrer en ville parce que le parc automobile a quintuplé depuis l’an 2000 et vous voulez ralentir encore la circulation routière, en polluant davantage. Ça ne va pas la tête. Avez-vous réfléchi aux jours pairs et impairs ? Non. Le Mexique, ça vous dit quelque chose ? Il faut changer nos habitudes, et bien, changer les vôtres et bougez vos neurones, s’il vous en reste. Vous êtes devenus trop « Plateau Mont-Royal », c’est pour cette raison que vous avez cinquante-six mille maires d’arrondissement. Vous chialez parce que la ville de Montréal est incapable de ramasser la neige. Et là, vous voulez nous faire payer pour entrer dans vos rues merdiques pleines de nids de poules. « Ce sont les gens de l’extérieur qui brisent nos rues. T’en as pas de rues, ce sont des trous. Montréal, tu périras par où tu as péché. Je veux aller voir des amis à Montréal, j’ai de la difficulté à trouver un KRISS de stationnement parce que je ne suis pas résident. Il faut que je fasse des kilomètres pour stationner mon véhicule, sinon je me retrouve avec une infraction illisible, tel un grand dépliant de Wal-Mart et moins soyeuse qu’un papier Kleenex. Tu viens polluer nos forêts, tu laisses tes vidanges sur le bord de nos routes, tu saccages nos lacs avec tes machines et tu VEUX ME FAIRE PAYER pour entrer sur ton île déserte, blême, telle une face de carême qui ne sait plus reconnaître une fille d’un gars. J’imagine un « jet set » montréalais obligé de payer 25 dollars pour aller sauter la secrétaire de son chef de service dans un chalet loué par la femme du chef de service dans les Laurentides. Oui, je l’imagine en train de s’essuyer les parties génitales en tentant de mettre le chiffon de sa fornication dans un petit sac et le petit sac dans un autre petit sac et le sac dans un filet et le filet dans une petite poche de son sac à dos et son sac à dos dans son cerveau, pour ne pas contracter la maladie du péage sexuel et de revenir en auto-stop pour passer incognito. JIPIZ 03/08 Sous toutes réserves !




Les envahisseurs !

02 03 2008

J’entends régulièrement pour ne pas dire quotidiennement comme vous tous, journalistes et chroniqueurs parler des Chinois, des Chinois, des Chinois et des Chinois, des Jeux olympiques qui arrivent à grands pas. J’entends aussi que les Chinois ne respectent pas les droits de l’homme et qui les bafouent à l’extrême et que toutes les personnes qui critiquent le système communiste chinois sont enfermées dans des maisons de rééducation spéciales et tous les, et cetera, et cetera qui flottent autour de ces sujets. Les travailleuses et travailleurs d’un peu partout en Amérique du Nord et j’imagine ailleurs dans le monde, perdent leur emploi parce que la Chine produit à un rythme débile et fabrique à un taux horaire en de ça du ça ! De ratoureux et rusés entrepreneurs Canadiens et Québécois installent des usines en Chine parce que la main-d'œuvre est à bon marché. Je peux comprendre la volonté capitaliste de fabriquer à moindre coût pour augmenter de manière éhontée le profit. Pendant ce temps, les industries manufacturières nord-américaines plantent du nez. Je n’apprends rien à quiconque sur ce sujet, car je mange chinois, j’achète chinois, je vois beaucoup de Chinois et j’ai peur de l’envahissement planétaire des Chinois ! MAIS OÙ SONT MES CHINOIS QUE J’AI ACHETÉS À LA PETITE ÉCOLE ? Oui, où sont-ils rendus ? Je les ai payés 25 cents par jour, mais malheureusement, je n’ai pas gardé mes preuves d’achats. Vous imaginez que j’ai payé un dollar et vingt-cinq par semaine pendant des lustres et des lustres pour acquérir des petits Chinois que je devais en principe parrainer et adopter. Je veux mes Chinois ! Je les ai payés, je les veux maintenant ! C’est légitime, non ? Vous trouvez que j’exagère ? Pas du tout. J’ai des amis, des proches qui ont payé le total pour se rendre en Chine pour l’adoption de fillettes pour toutes sortes de raisons que je n’ai pas à juger ici et qui sont revenus heureux et désillusionnés de leur périple. Si la loi chinoise existe encore sur le nombre permis de filles par famille, c’est-à-dire; une, c'est alors par centaine que les jeunes filles disparaîssent à chaque jour, en plus de celles qui sont avortées par les cliniques mobiles qui sillonnent les campagnes de Chine. Pourquoi éliminer les filles ? Parce qu’elles coûtent trop cher en ce qui a trait à un futur mariage ! Quelle est déjà la population de la Chine ? Un milliard et plus ? Il doit y avoir quelques Chinois qui m’appartiennent dans le lot ? Non ? Je ne sais pas à qui m’adresser pour les récupérer, mais il est certain que je vais faire pieds et mains pour faire valoir mes droits. Voyez-vous cela d’ici ; tous les Québécois de ma génération qui ont acheté des petits Chinois qui se retrouveraient du jour au lendemain avec plein de petits Chinois dans leur maison… ouf ! C’est certain que nous pourrions établir une chaîne gigantesque de dépanneurs à la grandeur de l’Amérique, créer une concurrence à Wal-Mart et faire grimper le taux chômage au Canada. C’est un beau projet, non ? Lorsque j’étais acheteur de Chinois, j’habitais un quartier de l’Est montréalais et en face de chez moi, il y avait une buanderie chinoise qui lavait les chemises et qui empesait les cols de celles-ci tellement durs que les chemises étaient insupportables à porter. Je pense souvent aux Chinois de ma rue. Que sont-ils devenus et surtout, je me demande toujours, combien de 25 cents, fallait-il pour acheter une famille chinoise, laveuse de chemises. Est-ce que quelqu’un vend des cartes à un dollar d’Afghans ou de Palestiniens ? Mon voisin est preneur ! JIPIZ 03/08




Décorations et obessions !

22 02 2008

Vous allez me trouver mauvais coucheur, accroché sur la même idée, doté d’une fixation inaltérable, d’un cerveau soudé à une structure chambranlante, juxtaposé à une perception obsédante et tous les autres quolibets qui sont susceptibles de se coller à une appréhension normale sur un sujet qui me rend quelquefois tout à fait gaga et imprévisiblement malin. Je veux ici parler des décorations, des événements commerciaux que nous subissons à chaque étape de l’année ou nous devons supporter et assister, nous pauvres malins, aux cauchemars de ces fêtes suspendus au fait et au bien-être des capitalistes du cash « j’en veux encore plus ». Noël, la Saint-Valentin, Pâques, la fête des Mères (quelle exploitation sordide ), la fête des Pères (complètement ignorée), la fête nationale des Québécois, la fête du Canada, l’Halloween, la fête des morts, et enfin Noël, ce qui je crois, fait le tour. Est-ce que j’oublie des événements ? Oh ! Mon Dieu quelle horreur ! Normalement, durant plusieurs mois et davantage surtout avant la fête en question, nos supermarchés, nos épiceries, nos dépanneurs, nos quincailliers, nos bouchers, nos stations-service, nos institutions bancaires, nos chaînes de télévision se forcent le talent créateur pour implanter dans nos cerveaux cet abîme visuel de cocos de Pâques, de lapins en chocolat, de cœurs en noisette, de saucisses de vampires et de sapins garnis de cannes de Noël super sucrées et indigestes. Au départ, certaines festivités me sont charmantes. D’autre part, lorsque l’on m’impose des semaines et des lustres à l’avance, le fait de ne pas oublier dans mon budget que je suis conditionné au succès financier des entreprises du sporadique, là, je deviens morose et inquiet. Pendant ce temps, les itinérants continuent à ramasser des canettes et des vidanges recyclables pour joindre les quatre bouts. Et pendant ce temps encore, j’économise mon argent pour ne pas passer pour un con si j’oublie le cadeau qui doit se pointer envers ma conjointe lors de la Saint-Valentin. Quoi ! Tu n’as pas fait de cadeau de la Saint-Valentin à ta conjointe ? Mon Dieu que tu es fesse-mathieu ! Il y a des personnes qui détestent le temps des fêtes et je les comprends tout à fait. Il y en a d’autres qui ne supportent pas cette persistance de toujours avoir la main au portefeuille pour faire plaisir à la consommation, à son partenaire ou encore à ses enfants. Les cartes de crédit sont pleines, ne vous posez point de questions à cet égard. Le système est conçu pour faire virer l’économie. Dois-je lire économie ? On devrait nous foutre la paix avec toutes ces décorations de mauvais goût. En plus de nous imposer cette vision dégradante des employés se déguisant comme de mauvais bouffon et qui ne passerait même pas les pré auditions du Cirque du Soleil, de plus, on nous impose ce délirant spectacle. Dites-moi, prenons-nous les consommateurs pour des cons ou quoi ? Propriétaires d’épiceries et de supermarchés, allez-vous faire foutre avec vos décorations à la con. De plus, lorsque vous demandez à votre personnel de se déguiser en lapins, en monstres ou en citrouilles pour l’augmentation de vos profits, vous devriez au moins avoir la décence de les payer en heures supplémentaires pour avoir eu le plaisir et le privilège de se faire ridiculiser par des lapins qui vont se faire bouffer les oreilles par des petits mongols qui ne se brossent pas les dents et qui souffriront un jour ou l’autre d’un diabète aigu.




Vivant sur terre !

15 02 2008

Il y a fort longtemps, je me demandais pourquoi nous étions vivants sur terre. Il y a peu de temps, j’ai trouvé pourquoi nous y sommes : pour souffrir et écoeurer les autres. Avouez que c’est recherché, que c’est hautement intellectuel. Vous ne trouvez pas ? La souffrance, c’est de se faire haïr par sa conjointe. L’écoeurement, c’est de continuer à aimer cela. Entretenir la haine, c’est en quelque sorte se flageller, c’est s’autodétruire à petit feu. Les relations humaines c’est un peu comme les serviettes sanitaires, il faut les changer ! Améliorer ses relations avec les autres, en découvrir de nouvelles, voilà une épreuve de grande envergure. Pourquoi je changerais mes nombreux comportements, tandis que les autres ne font rien pour en faire autant ? Tous les matins, l’Univers nous transmet différentes conjonctures pour faire plaisir à quelqu’un, ce qui te donne à toi terrien, un matin supplémentaire s’inscrivant dans ton carnet de longévité et une estampe dans ton passeport pour accéder à la mort. Tous ceux qui se lèvent à sept heures du matin font essentiellement les mêmes gestes, mais n’ont pas nécessairement les mêmes pensées. Certains se motivent pour détester leur collègue de travail, d’autres se préparent à donner un coup bas à quelqu’un qu’ils ne peuvent plus supporter. D’autres, par contre, vont vaquer à leur occupation avec la joie et l’espoir de rendre une personne heureuse, d’aider un plus démuni que soi. Vous me direz que tout cela est normal, que cela fait partie de l’équilibre du yin et du yang. C’est possible, oui c’est possible. Mais laissez-moi en douter ! Mais qu’avons-nous fait à cette planète pour que tout soit devenu irréversible ? Probablement une question de comportements. Oui, nous l’avons salie cette planète et nous la salissons encore, polluée, nous continuons à la souiller, exploitée à outrance, nous voulons la vider. Nous l’avons pris ou prise pour une poubelle en ne connaissant même pas la définition et la signification du mot poubelle. Nous sommes des écoeurants, des salauds et des salopes de la pire espèce. Mais non, mais non, nous ne sommes que la suite de l’évolution normale et humaine de cette espèce en voie de disparition. Nous ne pouvons et voulons arrêter le progrès. Ce qui est vraiment formidable, c’est que nous n’avons aucun contrôle sur la course et le voyage de la planète terre et nous n’avons heureusement aucun privilège sur les conditions météorologiques de notre atmosphère. Mais nous saccageons, nous brûlons, nous coupons, nous courons à perdre haleine après le possible et l’impossible, nous laissons mourir nos semblables parce que cela ne nous concerne pas. Nous exterminons tout ce qui est possible d’exterminer. Je parle ici de génocide ; les blancs veulent éliminer les noirs et les bruns veulent éliminer les beiges. Les beiges baisent les blancs et les noirs mangent les noirs qui veulent devenir bruns. Quel dilemme ! Pour paraphraser Daniel Lemire, nous devrions exiger la faillite de la planète et recommencer à zéro. Mais l’exiger de qui ? De toi, de moi, de nous, mais c’est impossible, nous sommes trop occupés à gérer notre nombril et le regarder se métamorphoser en boule de coton et s’apercevoir que la poussière qui encombre ce bout du cordon ombilical est de la poussière et que nous retournerons malheureusement en poussière, mais cette fois-ci, ce ne sera pas en poussière d’étoiles. Je crois que les animaux doivent nous trouver bien bêtes ! Chercher l’erreur ! JIPIZ 02/08




Supermarché !

13 02 2008

Dimanche fin d’après-midi, ma blonde me quitte et j’en suis tout triste, car elle est partie travailler pour gagner sa vie, elle qui ne la pas encore perdue. Je suis persuadé qu’encore une fois elle se désâmera à son boulot pour que les gens soient bien servis et bien accueillis, qu’elle sourira surtout si elle n’a pas le cœur à la fête, recommencera à se fendre la face en quatre avec un large sourire pour le suivant, la suivante et les autres suivants de la consommation dominicale et elle pensera à moi, j’en suis certain. Si elle n’avait pas cette bonne humeur accrochée à son visage et soudée à l’intérieur de ses tripes, je crois que le supermarché où elle accomplit son devoir de travailleuse ferait assurément faillite par manque de courtoisie. Avez-vous remarqué que dans la plupart des établissements commerciaux, les employés sont maussades, négligents et presque toujours en fusil ? Nous ignorons sur qui ils veulent tirer, mais nous sommes toujours les cobayes de leur triste guerre. Je sais, le travail n’est pas fait pour l’humain puisque cela le fatigue ! Je sais ! Mais bon, il faut bien mériter son maigre salaire de crève-la-faim pour nourrir les enfants, tout en se laissant bon gré mal gré exploités et fourrés, sous toutes les coutures pas ses employeurs, surtout dans les épiceries du Québec. C’est peut-être à cause de ces emplois précaires que les travailleurs de l’alimentation sont toujours acerbes, grogneux, impatients et sans entregents lorsqu’ils font face aux exigences éhontées des consommateurs. De toute manière, les consommateurs ne respectent pas ce genre de travailleur et les considèrent tels des citoyens de seconde zone, des esclaves, quoi. Et de plus, ces mêmes consommateurs sont sans respect pour les autres consommateurs puisqu’en virant les tablettes d’épiceries à l’envers, en laissant traîner leur kriss de panier dans le stationnement, en bousillant les fruits et légumes, ils augmentent leur pouvoir égocentrique et détériorent la qualité de vie des autres. Si c’est cela la conscience sociale ! Bon, je suis en train de m’écarter de ma blonde, la souriante et gentille femme que j’ai d’ailleurs rencontrée dans l’exercice de ses fonctions. Lors de nos périodiques rencontres, je la trouvais tellement, tellement vivante et pleine de bon sens que j’ai osé après plusieurs tentatives de la courtiser officiellement et de la demander en mariage ! Pourquoi le mariage ? Parce que je l’aime tout simplement ! Probablement et sans doute à cause de sa manière d’être heureuse, sa façon de rire au moindre jeu de mots, de s’esclaffer pour des peccadilles enfantines et surtout, surtout pour son grand sens de l’humour. Si toutes les personnes oeuvrant dans le domaine public avaient un petit, un tout léger dix pour cent de sa jovialité, les entreprises seraient on ne peut plus accueillantes et florissantes et nous serions tous en ligne avec nos denrées alimentaires pour les faire valider par son bonheur de petite caissière et par son tiroir-caisse rempli d’étoiles filantes. JIPIZ 02-08




La mort: un renouveau ?

03 02 2008

Est-ce possible qu’il y ait une vie après la mort ? Oui, tout est possible. Si l’on est capable de réformer la réforme, de moratoiriser le moratoire, de Charestiser Jean Charest, de Maroistiser Marois cette Pauline et de Dumontiser la girouette à Mario, de Sarkosyser Carla, de terroriser les terroristes, d’assimiler l’assimilable, d’accommoder l’incommodable, oui, tout est possible sur cette planète. Douze ans de prison pour un escroc de la finance, quelques mois pour un violeur, quelques secondes pour un assassin d’enfant saoul comme une botte, oui, tout est possible. No problemo ! Enfin, je prends un détour pour me faire comprendre à moi-même que depuis quelques mois, mon père est mourant. Mais voilà, il ne veut pas mourir. Il s’accroche à la vie, ou tout simplement à ce qui reste de vivant autour de lui. Lorsque je parle de cet événement à mes connaissances, la première chose qu’ils me demandent, est-ce qu’il est vieux ? Oui, mais qu’est-ce que ça veut dire être vieux ? Être incontinent, être gaga, Alzheimer, malade de maladie ? Si c’est cela être vieux, nous le sommes tous. Pour moi, avec le peu de connaissances que je possède sur la vie, la mort est un renouveau, c’est-à-dire une nouvelle façon d’aller vivre dans l’éternité. Probablement que ce n’est pas du tout cela, mais j’aime bien divaguer sur les vagues. Je crois aux anges, je crois dans l’univers, je crois au cosmos, je crois aussi que nous sommes composés des structures chimiques qui nous entourent… le système planétaire. Je suis, nous sommes une suite logique de cette composition de l’univers. Donc, il me semble pertinent qu’après la mort physique que nous retournions à cette architecture universelle. Bon, et bien, je ne crois pas que mon père ait compris tout à fait ce que je tentais de lui expliquer. Dommage, parce que c’est une belle idée. En lui demandant de se mettre en paix avec lui-même, je le sollicitait en quelque sorte de se connecter au cosmos et prendre son billet pour ce long voyage qui a pour point d’arrivée, l’éternité. Sont-ce mes croyances religieuses ou la conduite de mon cerveau qui guident mes instincts ? Allez donc savoir ! Toutes ces tourmentes face à mon père, ce que j’aurais dû faire et tout ce que je n’ai pas fait, tout ce que j’aurais pu lui dire et que je me suis tu, l’amour que j’aurais dû lui porter et que j’ai gardé, fait de moi un fils complètement absent et ingrat. Vous vous imaginez, moi, un fils ingrat ! Ai-je eu le moindre respect pour mon père ? Je ne crois pas ! Pourquoi ? À cause de Georges Bush, de Pierre Élliot Trudeau, de René Lévesque, de Robert Bourassa, de Pierre Bourgault, de Johanne Létourneau, de Louise Bélisle, de ma première blonde Lorraine Archambault, de Paul Dupont Hébert, du Père Lindsay, de Paul Buissonneau, de Michel Lussier, de Louise Gagné, de madame Tupperware, de ma cousine, de mon chien, de ma chatte, de mon char et de mon compte en banque. Ai-je eu la moindre compassion pour mon père ? Je ne crois pas ! Pourquoi ? À cause de ma mère, de la sœur que je n’ai pas connue, de mes tantes et oncles, de ma grand-mère, de mes amis d’enfance, des religieux qui m’ont enseigné qu’il ne fallait pas toucher son sexe lorsque l’on se lavait, que Dieu est infiniment bon et infiniment puissant et que les femmes sont sources de péchés mortels. Qu’il faille mieux donner tout mon argent que j’amassais de peine et de misère en distribuant le journal La Presse à moins 30 degrés Celsius, en me gelant le cul et en ayant les orteils blanc comme de la cocaïne pure tout en attrapant une salle grippe. Et la totale, m’entendre dire que je faisais semblant d’être malade pour pratiquer l’école buissonnière. La mort est une délivrance pour ceux qui restent, un poids pour ceux qui s’en vont vers la lumière, vers ce fameux tunnel qui leur sera interdit, parce qu’ils ont fait chier tout l’monde durant leur triste passage sur cette planète. Donc, il faut renouveler le renouveau et enchâsser l’enchâssable. Vive la souveraineté des souverains et que Dieu leur vienne en aide. Continuez à tuer des phoques et fuck pour les phoques. JIPIZ 08




La langue de ma maîtresse !

20 01 2008

Maîtriser sa la langue maternelle ! Voilà bien un exercice qui demande une volonté à toute épreuve, du courage et de la détermination pour l’entretenir tout en la conservant. Nous croyons tous autant que nous sommes, que parler une langue couramment, c’est la connaître. Il n’y a rien de plus faux comme énoncé. Je ne suis pas contre le fait de parler d’autres langages, au contraire. Je trouve cela enrichissant de connaître d’autres cultures pour s’épanouir dans la vie. Ce que je trouve aberrant, c’est que l’on puisse baragouiner une autre langue pour faire-valoir à je ne sais trop quel hurluberlu, que nous sommes bilingues, trilingues ou encore polyglottes. La langue française est une langue complexe et diversifiée, une langue qui possède beaucoup d’exceptions. Bon, il y a la langue parlée et la langue écrite qui sont deux choses complètement différentes. La plupart, ou sinon la majorité de mes contemporains ne savent pas parler leur langue et se force le cul pour en parler d’autres en se disant qu’ils vont devenir plus riches et plus « jet set » en faisant des affaires planétaires. Vous me direz qu’il a des gens qui parlent toute leur vie la même langue, et qui rendus au bout, ne la parle ou ne la connaisse mieux. Tu te cultives ou tu végètes. La langue la plus utilisée au Monde est le mandarin, alors pourquoi n’est-elle pas la langue d’affaires mondiales ? À cause de l’hégémonie britannique et américaine ? La langue française est un héritage collectif que nous devons protéger jalousement, car durant des siècles et des siècles d’autres personnes se sont battues pour en conserver l’essence et la pureté. Le Québec entouré d’une mer d’anglophones, en raison de sa position géographique nord-américaine, doit quotidiennement combattre pour garder jalousement cet héritage si durement amoché depuis l’arrivée des Français dans ce pays de froid et de moustiques. N’allez surtout pas croire que j’en ai contre les Anglos, pas du tout. Mais, vous allez être d’accord avec moi que dans un environnement francophone, il est fort incompréhensible que nous soyons obligés de se battre la gueule pour se faire servir dans un commerce installé sur notre territoire dans une langue qui n’est pas la nôtre ! Lorsque je suis dans mon environnement social de tous les jours, je ne suis pas en voyage avec ma caméra pour photographier les monuments et trinquer à la santé des socialistes et des révolutionnaires. L’anglais est une langue internationale, soit, mais personne ne nous a demandé notre avis à ce sujet. Lorsque je vais aux États-Unis, je ne fais pas chier les Amerloques avec mon « français », je m’adapte, je m’accommode, je me mouds à la situation. Pourquoi au Québec le scénario est différent ? Je ne suis pas mieux que les autres, au contraire. Moi aussi je découvre la langue française chaque jour, je tente de la maîtriser et de la perfectionner avec le plus de détermination possible, mais je dois vous avouer que ce n’est point chose facile. Mes céréales sont en anglais avec une mauvaise traduction, mon lait est bilingue, mon café n’est pas équitable, mon pain est fabriqué en Ontario et mes fruits sont mexicains. Si je dois perdre ma langue pour la mondialisation et bien, parlez-moi français d’abord et avant tout et sortez vos dictionnaires. JIPIZ 08




Les magnats du pétrole !

19 01 2008

J’écoutais récemment à la radio des entrevues de spécialistes qui organisent les Salons de l’automobile en Europe et en Amérique du Nord et qui font tout un verbiage sur les récentes innovations, les nouvelles technologies, les tendances planétaires qui sont plus ou moins intéressantes pour le futur et tous les nouveaux projets qui pataugent dans l’incertain et le conditionnel. Il a été question de la construction de voitures encore plus performantes que par le passé, pourtant nous sommes de plus en plus limités dans notre vitesse sur les grandes routes, dans les villes et l’essence n’a plus de prix. D'un côté, on se bat pour réduire les gaz à effets de serre et de l’autre, les constructeurs automobiles augmentent leur création débile. Nageons-nous en plein paradoxe ? Ce qui est important par les temps qui courent, enfin, ce que les simples consommateurs veulent savoir primordialement ; y aura-t-il ou n’y aura-t-il pas pour bientôt des voitures électriques abordables, sécuritaires et performantes sur le marché mondial pour donner un petit congé à notre planète ? Voilà une question simple à mon avis qui devrait découler une réponse aussi élémentaire. Ah oui ! Il y a les magnats du pétrole, l’industrie pétrolifère, les constructeurs automobiles qui polluent autant que la durée de vie d’une voiture en la construisant et les cimetières de voitures qui polluent l’environnement. Comment se fait-il qu’en 2008, nous ne soyons pas capables de mettre sur le marché une voiture électrique non polluante et à un prix abordable ? Ah oui ! Il y a les magnats. Ce que j’entends ; la technique n’est pas prête, il y a trop de problèmes à régler et probablement que cette nouvelle adaptation de la voiture dite conventionnelle, ça n’aura pas lieu avant une vingtaine d’années. Voyons donc une vingtaine d’années ! On construit des stations spatiales, on clone des embryons humains, on érige de gigantesques projets hydro-électriques, on ressuscite les rats morts, on paye ses comptes par Internet, on fait presque tout maintenant avec le vouloir, le savoir et les nombreuses stratégies technologiques mises de l’avant par l’humain, mais on ne peut pas réaliser une voiture électrique, c’est curieux non ? Ah oui ! Il y a les magnats. Dans la réalité quotidienne, il y a le pétrole, les armes, la finance, le pouvoir, la pauvreté, la violence et la richesse qui font du bout de terre que nous habitons, un endroit qui s’en va chez le diable. Les savants travaillant pour l’industrie automobile ont récemment étudié l'impact de l'économie de carburant aux États-Unis et ont réalisé (on croit rêver) qu'une voiture coûtera plus cher en raison des technologies qui permettront d'utiliser moins d'essence. Les frais inhérents aux changements que devra apporter l’industrie automobile devraient être dédommagés sans contredit par les magnats du pétrole. Avec les profits astronomiques qu’ils ont amoncelés depuis des décennies, nous sommes persuadés qu’ils ont les moyens de financer les nouvelles recherches pour que nous puissions flairer l’effort de ces bandits de grand chemin de faire pour une fois, un geste urgent pour la collectivité planétaire.




Enlève ton soutien-gorge !

04 01 2008

De la santé, de l’argent et le Paradis à la fin de vos jours ! Paix sur la Terre aux hommes de bonnes volontés. J’imagine que les femmes dans ce contexte ont une mauvaise volonté, puisque c’est toujours aux hommes que l’on souhaite la Paix. Une petite seringue avec ça ? La haine, la rancœur, les frontières, le conflit des langues, les religions, les mauvaises habitudes, le sexe dégradant, l’adolescence paresseuse, les maladies insidieuses, la vieillesse, la sénilité, les femmes monoparentales, les itinérantes, les hommes pauvres et les misérables humains. La hostilités des races, le racisme latent, la guerre capitaliste, Bush qui a les deux pieds dans la bouche, Harper qui se prend pour Adolf, les guéguerres familiales, les grégaires qui se désagrègent, les fabricants d’armes, l’eau plus cher que le pétrole, le réchauffement des cerveaux, la pollution de la planète, l’écographie des poumons de l’Univers, les baleines qui ballottent dans la merde planétaire, les forêts en voie de disparition, les animaux qui s’autodétruisent, les taux d’intérêts exorbitants, les riches plus riches que les riches qui se pensent riches. Les pauvres qui se croient plus riches que les plus pauvres, les connards qui sont encore plus connards que leur descendant, les gens qui souffrent du malheur des autres et les autres qui ne pensent qu’à leur propre désarroi. Paix sur la Terre aux humains les plus débiles. Bonne année et le succès dans vos études. Étudiez et comprenez pourquoi nous sommes tous des attardés mentaux sans manteaux. L’asile planétaire, l’Antarctique qui enlève son soutien-gorge, l’Antarctique qui danse aux tables pour deux barils de pétrole, la calotte glaciaire qui a perdu son chapeau, les fosses septiques qui débordent dans la brasse d’un petit baigneur, le monsieur Alzheimer, la petite madame perdue dans sa couche de bébé, l’infirmière qui se donne corps et âme pour les souffrants et le médecin qui fait une erreur médicale. Les soins de santé et la santé qui est mal en point. La publicité médiocre, la télévision qui n’arrête pas de se masturber, la musique qui se fait voler ses droits, les cinéastes aux poubelles, les politiciens véreux et les militants en manque d’indépendance. Les dévaliseurs des ressources planétaires, les Chinois qui se capitalisent, l’Inde qui met sa vache sacrée au rencart, Sarkossy qui baisse l’Italie et la famine qui dévore des milliers d’enfants devant nos yeux de plasma ! Bonne année grand-mère et bonne année grand-père! Surtout n’oubliez pas de nous laisser votre héritage en bonne et due forme. On vous aime tellement avec votre bas de laine rempli de beaux dollars. Nous avons hâte que vous quittiez cette planète inhospitalière pour profiter allègrement de toutes vos économies pour que l’on puisse se dorer le cul sur les plages cubaines en buvant un Pina Colada en pensant aux enfants du Biafra! Coudon, y sont tu tous morts? JIPIZ 08.




Balle de neige !

21 12 2007

Pour faire suite aux blogues (cybercarnets): la conduite automobile et conduire comme un pied du mois de novembre 07, j’aimerais à nouveau me laisser aller dans une fugue musicale ou plutôt, dans une fougue sur les tempêtes de neige ou mieux encore, comment « je suis sans cœur et sans respect envers les autres automobilistes ». Je ne m’explique pas, enfin, je ne saisis pas tout à fait, comment une personne intelligente et dotée d’un certain sens collectif peut, comme cela, un matin d’hiver, quitter son domicile et conduire son véhicule avec la lunette arrière remplit de neige, ainsi que son toit de voiture encore plus enneigé que son cerveau. J’imagine que ce sont les mêmes personnes qui laissent impunément traîner leur panier d’épicerie derrière eux pour emmerder les autres clients. Ce sont sûrement les mêmes personnes qui taponnent les tomates et les champignons pour découvrir le « légume parfait ». Ce sont eux les légumes qui par leur insouciance peuvent causer un tort irréparable en créant un accident de la route, puisqu’ils sont trop idiots et connards pour nettoyer leur voiture pour la conduire avec une visibilité accrue et sécuritaire. « Ils n’ont pas le temps ! » Je considère que de ne pas nettoyer sa voiture enneigée et conduire un tas neige, c’est aussi ou si non plus criminel que l’ivresse au volant. La vitesse, je m’en fous. L’alcool, j’en ai rien à foutre. Il y a de bons conducteurs et conductrices qui connaissent les rudiments de la conduite automobile, le code routier et les voitures, donc ils savent où ils vont. La vitesse tue, oui, mais, la lenteur paralyse. Imaginez… Il va falloir voter une loi au Québec, au Québec, pays des tempêtes de neige et du verglas, il va falloir dépenser de l’argent en tant que contribuable pour que nos gouvernants s’installent devant une table de concertation remplie de beignes Dunkin’Donuts saupoudrés de neige, pour décider que les automobilistes installent officiellement des pneus d’hiver sur leur voiture. Je n’en reviens tout simplement pas. Mais on est où là ? Sur la planète Mars ! Brossez-vous les dents, lavez-vous le pénis avant de baiser, lavez-vous les mains avant de manger vos sushi, je ne sais pas moi, réveillez-vous épaississeurs de ma torpeur ! Lève-toi plus tôt, couche-toi plus tôt que d’habitude et arrête de regarder les insignifiances télévisuelles qui te font jouir tel un Orang-outan en te donnant en prime, la difficulté de donner un orgasme minimal à ta conjointe. Lève-toi et marche. Va nettoyer ta carcasse de char rempli de neige financée par ta banque ou ta caisse pop et va dégueuler contre ton patron qui lui a les moyens de se payer un abri Tempo en laissant ses bancs de neige tout autour de lui en se crissant des autres. JIPIZ




Malentendants !

20 12 2007

Pourquoi ridiculise-t-on un malentendant et pas les autres handicaps ? Je suis toujours étonné de voir avec quel mépris on se moque des gens malentendants. Rarement, j’ai vu quelqu’un ridiculiser un aveugle, ou si vous aimez mieux un non-voyant. Par contre, si un individu se blesse un bras, s’il a une main dans le plâtre, ou se brise une jambe en ski, les gens rigolent un bon coup, mais compatissent assurément. Pour ce qui est de quelqu’un qui est dur de la feuille, et bien là, c’est le concert de l’offense. Lorsqu’un malentendant fait répéter une phrase, une question ou une explication mal formulée, entre autres celle d’être mal articulé par une bouche molle, ces mêmes interrogateurs crient au meurtre. T’es sourd ou quoi ? Fais-toi nettoyer les oreilles, va te faire soigner, fais-toi poser un appareil, sais-tu que la masturbation rend sourd et toutes sortes de quolibets plus ou moins gentils les uns que les autres accompagnent et nourrissent régulièrement ces commentaires désobligeants. J’ai l’impression que les gens sont insultés et offusqués de ne pas se faire comprendre instantanément et du premier jet par un malentendant. Je comprends que cela peut être frustrant de ne pas se faire piger ou saisir sur le champ, mais que voulez-vous, la santé a de ses caprices en certain cas que nous mortels, ne pouvons toujours contrôlés. Lorsque j’étais gamin, nous avions à la ferme que mes parents exploitaient, un employé, un homme engagé (comme ils disaient) pour aider aux travaux mineurs si nécessaires au bon fonctionnement d’un complexe agricole. Les souvenirs qu’il me reste de cette époque, c’est la hargne que mon père entretenait à l’égard de ce sourd et muet en se foutant de sa gueule constamment pour le ridiculiser ou le diminuer carrément. J’ai toujours eu depuis, l’impression que le fait d’être démuni d’une fonction vitale donne aux agresseurs un assujettissement débilitant. Cette défaillance de mal entendre rends les gens insolant et presque violent face à ce handicap disons mineur en comparaison d’être un con et un sans scrupules. Oui, il faut être un con et attardé mental pour se foutre des infirmités des autres. Il faut n’avoir aucun discernement et encore moins de jugement point. Il y a des personnes qui ont des yeux et ne voient rien. Il y a des personnes qui ont des oreilles et qui écoutent n’importe quoi. Nous avons tous un cœur, pourtant il y a des sans-cœur et des glandeurs. La plupart ont une tête sur les épaules, mais ne savent pas s’en servir. Il y en a qui ont deux mains et c’est pour tuer. Alors, je ne vois pas ce qui est si troublant et honteux d’être dur de la feuille. JIPIZ




La conduite automobile ! (Version première)

10 12 2007

Une automobile, un char, une machine du diable, une bagnole, une charrette, un cabriolet, une carriole, un camion, un truck, un pick-up, un 4x4, une Rolls-Royce, une familiale, une compacte, une poubelle, un char monté, un bolide, une casquette à l’envers dans une Honda, un tacot, un bazou, une épave, un cancer, un char volé, une minoune, une limousine, un break, une décapotable, un tas de ferraille, un citron, une Jeep, un vieux débris, un téteux de pétrole, un chauffeur du dimanche, un 8 en ligne, un corbillard, un tapecul, un dragster, une trottinette, une chiotte et un accident de la route. Les petits chars, ça ne vaut pas les gros chars et tasse toé mononcle ! Voilà quelques synonymes du monde de l’automobile qui font partie de notre langage usuel et quotidien. Enfin, les maniaques de char vont s’y retrouver facilement. J’ai vécu mon enfance et mon adolescence dans un monde de char. Ça sentait l’huile de char jusque dans nos chambres à coucher, même le steak haché, les patates pilées et les petits pois goûtaient l’huile de char. Les automobiles sont une source de maladie mentale pour certaines personnes et pour d’autres, un comportement schizophrène et de psychose avancée. À chaque jour de ma vie lorsque j’embarque dans ma voiture, je me demande tout le temps si la mort n’est pas au rendez-vous ! L’automobile est l’un des outils de la puissance mâle, l’attrape femelle par excellence, du moins à une époque reculée qui ne me semble pas très lointaine. Image de la domination, de la richesse et de l’arrivisme. Sans vouloir offusquer la gent féminine, les mesdames sont aussi tombées dans le panneau des chars noirs sans siège de bébé en arrière de l’auto. Le succès de la réussite passe par le char, c’est une marque subtile de faire un pied de nez aux voisins. Lorsque tu as deux voitures, ça, c’est le gros pied ! Trois, c’est trois fois le gros pied. Conduire comme un pied : c’est probablement une expression qui vient de pieds de nez ! Allez donc savoir ? Véhicule utilitaire pour les déplacements familiaux, le travail et les affaires. Le transport motorisé a remplacé le cheval et la carriole, car l’évolution, c’est aussi l’innovation et cela, c’est fort compréhensible. Mais, en quelque part où tout cela devient incompréhensible, c’est cette rage soudaine au volant qui est apparu telle une guerre intestinale et qui nous laisse un arrière-goût morbide de l’individualisme à outrance. La courtoisie : politesse raffinée, civilité. Civilité : bonnes manières en société. J’ai nettement l’impression que les gens deviennent fous au volant de leur char, ils deviennent les rois de l’asphalte, la route leur appartient et ils se foutent complètement des autres, encore plus des motos, des vélos et des piétons. L’automobile, c’est débile. L’automobile, ça rend sénile. L’automobile, c’est la plaie béante d’une ville en détruisant lentement mais sûrement cette petite planète tranquille. Si vous êtes en retard le matin, levez-vous plus tôt. Si vous n’êtes pas capable de conduire un véhicule routier, restez chez vous. Si vous n’êtes pas capable d’avoir du civisme en conduisant «vot’char», achetez-vous un cheval, donnez-lui un coup de pied et chauffez-vous avec les pommes de route. De cette manière, vous pourrez devenir le roi ou la reine de la récupération et de la combustion à bon marché ! JIPIZ




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